Cocktail de sons et de photos

30 10 2008

Une volée de séquences radiophoniques, toutes extraites de l’émission Cocktail Curieux diffusée sur La Première, est disponible en page audio.

Voici l’interview fraîche du jour :

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Et de nouvelles photos bien sablonneuses …

BikeWorldTour, Mauritanie (9)BikeWorldTour, Mauritanie (10)BikeWorldTour, Mauritanie (11)BikeWorldTour, Mauritanie (12)
Plus de photos de Mauritanie (39 nouvelles photos)



Petit Lexique du BikeWorldTour

27 10 2008

Après la Charte du BWT, il était plus que temps de mettre en ligne un second article technique relatif à la vie en groupe au sein de l’équipe. Cette semaine, nous allons nous attarder sur le vocabulaire spécifique qui a été mis au point par nos trois bikers pour une communication facile et efficace.

- Ascenseur: Véhicule motorisé à vitesse modérée servant d’abri contre le vent.
- Biscuits hypo: Réserve énergétique planquée en fond de sacoche utilisée uniquement en cas d’hypoglycémie aigüe. Ex: “Buerk, ces biscuits sont dégueulasses, gardons-les en cas d’hypo…”
- Ne t’saucisse nain: Expression familière signifiant “Ne te tracasse pas”. Ex: “Ne t’saucisse nain Alfonza on aura du bon réseau à 1h30.”
- Ik kaka zot: Je pense être sujet à une sérieuse tourista.
- Pause sucre: Halte gourmande (type pâtisserie) dont le but est d’engloutir un maximum de calories en un minimum de temps.
- Pause chapardage: Halte gourmande (type verger non gardé) dont le but est d’engloutir un maximum de vitamines en un minimum de temps.
- Chute de Jacques: Perte d’équilibre du cycliste entraînant un contact violent de celui-ci avec le sol.
- Frrrû (prononcé “frrrâ” en certaines occasions): Verbe pouvant signifier : frapper, cogner, exploser, déchirer, défragmenter, fracasser, molester, dégommer, … Ex: “Jacques s’est frrrû la visage en chutant dans le gravier.”
- Mercedes 190: Véhicule de luxe pouvant servir de taxi, transport de chèvres, base de tuning, voiture de rallye (et parfois le tout simultanément).
- Prendre le thé: Sport local se déroulant en trois sets et consistant à faire mousser la boisson susnommée en la transvasant de verre en verre. Les compétitions se déroulent toute la journée et dans les endroits les plus incongrus comme wagon de minerais, caisse de supermarché, poste de contrôle de police, …
- Donemwakado: Interjection infantile que nous supposons signifier “Bonjour et bonne route”.
- Changement de chaîne: Rituel mécanique consistant à intervertir deux chaînes sur un vélo tous les 1000 km afin de prolonger la durée de vie de la transmission.
- James: Nom propre pouvant signifier “Julien”, “Jean-François” ou “Nicolas”. Ex: “James, passe moi le Vache qui rit !”
- Tape tout là: Se dit dans un restaurant et peut signifier: “Ne lésinez pas sur la dose… nous sommes affamés !”

BikeWorldTour, Mauritanie (1)BikeWorldTour, Mauritanie (2)BikeWorldTour, Mauritanie (3)BikeWorldTour, Mauritanie (4)
BikeWorldTour, Mauritanie (5)BikeWorldTour, Mauritanie (6)BikeWorldTour, Mauritanie (7)BikeWorldTour, Mauritanie (8)
Plus de photos de Mauritanie et les dernières photos du Maroc (7 nouvelles photos)



Le désert à un train d’enfer

23 10 2008

Le direct du jour sur La Première :

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Et la suite des aventures de Jacques Bombeeck et ses amis …

Sahara Occidental et MauritaniePour quitter Lâayoune en camion comme prévu, le jeu est simple : attendre la nuit, en repérer un qui part dans la bonne direction, négocier les prix, et c’est parti. Quand Ali Abdul dit “police dormir”, on se couche sous les couvertures et on fait comme si Ali était seul dans son camion… On devient vite des champions à ce petit jeu.

Après une nuit en camion, il est temps de changer de véhicule à Dachlat. Un véritable carrosse cette fois : nombreux morceaux qui ne tiennent ensemble que par l’anti-rouille, des fenêtres en ferraille forgée, une cargaison de poulets (dont certains n’arriveront jamais en Mauritanie… nous voilà prévenus, le voyage est périlleux) et un pilote qui connait parfaitement les nombreuses pistes minées du no man’s land entre les frontières marocaine et mauritanienne…

Quelques contrôles de douane/police/armée plus tard, et nous voici à Nouadhibou, accueillis dans la très nombreuse famille d’Amadou (ils sont eux-mêmes incapables de nous dire à combien ils vivent dans la vaste maison où nous sommes reçus comme des princes).

Le lendemain, programme chargé : visite de la ville et dégustation aussi exhaustive que possible de ce que la gastronomie mauritanienne a à nous offrir, match de foot avec les enfants de la famille d’Amadou, puis le soir tombe et il est déjà temps de prendre congé de nos hôtes pour nous rendre à la gare locale où un train doit nous emmener à Choum “entre 23h et 3h” dixit les locaux. Heureusement pour nous, l’attente ne durera qu’une petite heure et sera égayée par une dégustation de thé.

Le train de Choum, voilà encore un moyen de transport des plus singuliers : dans une ambiance de camp de réfugiés, tout le monde voyage dansant la polka dans des wagons miniers encore chargés de poussière de minerais qui se mêlera au fur et à mesure du voyage au sable du désert traversé… Autant dire qu’à l’arrivée, on a pris dix ans de vieux et il est impossible de nous donner une couleur de peau ou de cheveux. Mais quels souvenirs !

De Choum, c’est reparti en vélo, direction Atar, petite ville à 100 km de là : on devrait y être pour la nuit. 100 km, pas de problème, sauf que de Choum à Atar, c’est le désert, il y fait chaud (40°C à l’ombre), il y fait sec (c’est l’occasion de s’alléger en pastilles purificatrices et de goûter l’eau de piscine à l’allure trouble d’un bouillon d’algues) et surtout, il n’y a pas de route mais une multitude de pistes tracées plus ou moins dans la bonne direction, toutes plus ou moins sablonneuses. Bref, on en vient à regretter de trimballer avec nous un vélo encombrant, lourd, qui s’enfonce dans ce sable… Le soir tombe… On a parcouru un bon 40 km ! Mince, continuer? attendre une jeep? faire demi-tour? Pas mal de questions qu’on se pose vu les réserves de nourriture et d’eau dont on dispose.

Finalement, après une bonne nuit dans un village constitué de trois cabanes, nous nous levons tôt pour éviter la chaleur et décidons de continuer notre route. Heureusement pour nous, la piste va aller en s’améliorant et cette deuxième journée off-road sera bien plus prolifique que la précédente. Nous sommes soulagés d’atteindre une vraie route et de rejoindre Atar en fin d’après-midi.

À l’heure qu’il est (mercredi soir, ndlr), un couscous de chameau nous attend et il est donc temps de vous laisser pour aller déguster ce plat typique mauritanien !



En Mauritanie !

21 10 2008

La transmission GPS étant en panne (momentanément, espérons-le), voici quelques nouvelles des bikers.

Après la traversée du Sahara Occidental en camion et camionnette (voir la vidéo ci-dessous) de Lâayoune à Nouadhibou en Mauritanie, l’intermède motorisé devait se poursuivre ce lundi à destination de Choum par un voyage dans le train minéralier de Mauritanie. Seule ligne de chemin de fer du pays, reliant les mines de fer à l’océan Atlantique, cette voie unique de 700 km frôle la frontière qui, dans les années 1960, a séparé à angle droit la Mauritanie du Maroc. Un train légendaire, qui fut longtemps le plus long et le plus lourd du monde…

Premier pays réellement exotique du périple, l’ambiance en Mauritanie, si on en croit l’agitation au centre de Nouadhibou, est super vivante : marché et échoppes à perte de vue, c’est le boxon général…

Pour la suite, remontée à vélo pour la traversée du désert mauritanien vers Nouakchott via Atar. Ensuite, passage au Sénégal à Rosso.


Riding the desert
envoyé par BikeWorldTour



Du sable dans les dents

18 10 2008

Dimanche 12 octobre

BikeWorldTour, Maroc (16)

On quitte Taroudant, là où on vous avait laissé la semaine dernière pour descendre le long de cette immense vallée, direction la côte ouest du Maroc. Vent de dos, plein soleil… ça roule tout seul…
Une petite erreur de navigation (tout de suite remarquée par Francis grâce au tracking GPS) nous fait perdre une quinzaine de kilomètres et c’est donc en milieu d’après-midi que nous rejoignons la mythique Nationale 1, cette route commerciale essentielle qui relie le nord du Maroc à l’Afrique de l’ouest, en traversant le Sahara le long de l’océan Atlantique.
Cette route, et ses panneaux indicateurs qui nous donnent les distances kilométriques jusqu’au Sénégal (pas bon pour le moral), nous allons la suivre pendant plus de 1500 km, jusqu’à la frontière mauritanienne et ses 10 km de no man’s land parsemés de mines (ouaiiiiiiiis)…
La première nuit le long de cette voie rapide se passe pas trop mal : on est accueillis par Rachid qui nous prête la maison de son frère en vacance, nous gratifie d’un magnifique couscous aux légumes et pousse même la gentillesse jusqu’à nous brancher la parabole pour ne pas rater « V pour Vendetta » suivi des « Experts » sous-titrés en arabe… (on en oublie même de dormir).

Lundi 13 octobre

BikeWorldTour, Maroc (17)

Début d’une nouvelle semaine. Nous retrouvons non sans plaisir notre route favorite là ou nous l’avions laissée la veille pour une première journée à la rencontre du désert… Le vent est légèrement de face… Il commence à faire chaud dès 9h00… C’est parti mon kiki !
Pause midi à Tiznit. JF qui commençait à avoir un peu de mal derrière est blanc puis vire au vert clair au moment de passer à table. C’est quand il nous regarde avaler nos pâtisseries sans même vouloir y goûter que le signal d’alarme sonne… ça va vraiment pas !!!
Il va donc siester un peu dans un parc pendant que Nico et Jul s’en vont zoner sur le net et se faire raser de près (Julien tente alors la coupe dite « moustache »… c’est laid mais il s’en fout nous dit-il).
La fin de journée se passe au ralenti. La nuit commence à tomber au milieu de nulle part et le trafic à se faire de plus en plus dangereux. On s’arrête dans un club des jeunes le long de la route… Ça joue au kicker et au billard, ça mange du yaourt aux fruits puis finalement ça nous laisse la place pour étaler nos matelas et nos sacs de couchages…

Mardi 14 octobre

Réveil avec la radio en français à fond dans le local… c’est la crise partout… il faut revendre ses stocks options pour réinvestir dans le football belge qui semble se porter à merveille…
Et pendant que le monde financier s’écroule, notre seule préoccupation de la journée sera de rejoindre Guelmim, ville du désert située à une centaine de kilomètres de notre café-billard.
Avant ça nous devons affronter notre dernier petit col avant les immenses étendues plates que l’on nous annonce depuis Agadir. 20 km de côte pour un passage à 1100 m d’altitude en fin de matinée. Descente magnifique vers Bouizakarne puis tournant à 90° pour prendre le vent en plein dans les dents et entamer les 40 kilomètres affichés jusqu’à notre destination du jour.

BikeWorldTour, Maroc (17)

Deux heures… formation vent de face… Nico devant… JF et Julien dans sa roue… on compte les kilomètres un par un… on espère qu’ils se sont trompés en calculant… puis on se dit que s’il n’y avait pas de vent… que si on faisait le tour du monde dans l’autre sens… mais non… c’est trop tard.
On arrive à Guelmim sur les genoux. On se reprend une dose énergétique comme seule notre trio sait le faire et puis on se dit qu’en fait on pourrait continuer un peu.
30 kilomètres plus loin, le soir commence à tomber, le ballet incessant des camions chargés de moutons et de poulets reprend son rythme infernal. On commence à chercher un logement.
On est refusés dans une école coranique puis finalement accueillis dans un petit hameau berbère de deux maisons : deux familles et un troupeau de chèvres pour une ambiance qui nous rappelle celle du film « Babel ». On partage le thé puis une superbe tajine maison. Fin de la journée.

Mercredi 15 octobre

BikeWorldTour, Maroc (18)

Salama nous réveille comme demandé à 7h00 tapantes avec le thé fumant et le ptit dèj à base de pain et de beurre maison.
On reprend la route après une rapide visite de la basse-cour. Le vent s’est affaibli, ça roule bien. Nous qui pensions avoir traversé le désert la veille… C’est seulement lors de cette 40e étape que nous allons faire sa vraie connaissance : sable… pierres… soleil… à perte de vue… Ça peut paraître monotone mais c’est magnifique.
Pause de midi dans un buisson, seule ombre disponible depuis des kilomètres. Pain, vache qui rit, chocolat… il en faut peu pour nous rendre heureux.
Arrivée à Tan-Tan vers la fin de journée, pause calories puis sprint final de 30 km jusqu’à la mer que nous atteignons au moment où le soleil se couche, ensablés jusqu’aux oreilles après avoir roulé derrière un tracteur fou pour se protéger du vent…
On se lave rapidement dans la mer puis on s’entasse dans un garage pour passer la nuit avec des pêcheurs de sardines…

Jeudi 16 octobre

BikeWorldTour, Maroc (19)

Réveil tôt avec nos amis pêcheurs. Ils réparent leurs filets pendant que nous changeons nos chaînes pour la 4e fois depuis Bruxelles, signe que nous avons franchi la barre des 4000 kilomètres lors de l’étape de la veille.
Les villages commencent à se faire plus rares sur la route. Les indications qu’on nous donne pour les prochains 150 km ne sont pas claires et nous encouragent à faire le plein de provisions, au cas où… Rien ne sera de trop de toute façon.
Pendant 50 km, c’est le même topo : ligne droite… toute plate… à droite le désert… 150 m à gauche des falaises qui se jettent à pic dans l’océan.
Premier village après 30km. Contrôle de police. Jul est boulanger, JF menuisier et Nico soldat… Ça va être le début d’un grand jeu avec la gendarmerie royale (le lendemain à l’entrée de Lâayoune, Nico sera argonaute, JF physicien des fluides et Julien chanteur-auteur-compositeur).
On s’arrête pour observer des pêcheurs qui lancent leurs lignes du haut des falaises. L’un d’entre eux à une rage de dents. Nous leur offrons des anti-douleurs et recevons avec surprise un magnifique et énorme poisson frais en échange. Il finira dans notre assiette le midi même après un passage dans la friteuse de la pompe à essence suivante.
Passage en direct à la radio à 13h30 (heure locale, ndlr) puis arrive le village d’Akhfenir, le dernier avant 100 km d’immensité désertique.
L’obscurité tombe 25 km plus loin, et la chance nous conduit vers une école en construction à quelques centaines de mètres de la route. On passe la nuit dans une classe…

Vendredi 17 octobre

BikeWorldTour, Maroc (20)

Journée Marathon. Réveil à 6h00. Départ à 7h40, l’estomac plein de Cerelac froid et de pain.
Vent de côté pour les 80 premiers kilomètres qui nous emmènent à Tarfaya, un port en liaison avec les îles Canaries situé à mi-chemin entre Tan-Tan et Lâayoune, notre destination du jour.
Énorme pause gastronomique de midi à 15h, puis on remonte avec difficulté sur la selle pour une centaine de kilomètres avec le vent dans le dos, jusque Lâayoune, capitale du Sahara Occidental d’où nous vous écrivons aujourd’hui.
180 km en une journée, le record est battu…

Depuis Lâayoune, nous avons décidé de prendre un camion jusqu’à la frontière mauritanienne, pour plusieurs raisons. Pour une raison de sécurité tout d’abord : nous arrivons dans des zones où la situation politique est encore un peu tendue et nous ne voulons prendre aucun risque de ce côté. Et puis parce que cette avancée va nous éviter huit jours de désert monotone et nous permettra sans doute un petit détour sympa au Sénégal et de la belle piste au Mali pour rejoindre Bamako.

Il est 17h00… le temps de rejoindre la dernière station d’essence à la sortie de la ville et d’espérer qu’un camion à destination de Nouadhibou ait encore un peu de place dans sa benne…

À vous les studios…

Plus de photos du Maroc …
(30 nouvelles photos)



Retour en son et en image sur Marrakech

15 10 2008

Deux vidéos montrant l’ambiance tantôt fébrile, tantôt décontractée du BikeWorldTour…


Riding Marrakech
envoyé par BikeWorldTour
 

Jardin Majorelle
envoyé par BikeWorldTour
 


On s’les gèle au Maroc …

12 10 2008

UPDATE: nouvelles photos dans l’article et dans la galerie (19 ajoutées).

BikeWorldTour, Maroc (8)Ça y est ! Le Haut Atlas est derrière nous ! Trois jours après avoir quitté Marrakech, notre fine équipe est passée de l’autre côté de cette chaîne de montagnes, la dernière sur notre route vers l’Afrique noire…
Grands amateurs de sports outdoor et passionnés de montagnes, nous nous sommes même offert le luxe d’une ascension chrono du Jebel Toubkal, point culminant de l’Afrique du Nord.

Retour sur ces quelques jours pas comme les autres.

Marrakech, mercredi 8 octobre

6h00: Barry White retenti dans la chambre… Debout et direction le hammam tout proche pour un lavage, massage, étirage, claquage au sol qui nous arrache notre beau bronzage. Ptit dèj pâtisserie-jus d’orange sur la place Jamaâ El Fna. Récupération des vélos puis direction le jardin Majorelle pour une petite visite culturelle (oui oui!).
11h30: On quitte la ville… un bordel incroyable… Dans la précipitation, on prend l’avenue Mohammed VI qui nous emmène sur une mauvaise route, 30° plus à l’est de la nôtre !
13h30: Après 20 km de détour, la bonne route est récupérée. Pause de midi à Tahanaout… la règle des 50 km est respectée (cf la Charte du BWT).

BikeWorldTour, Maroc (9)14h30: La chaîne de l’Atlas sort de la brume et se dresse majestueusement sur notre route. Commence alors l’interminable montée vers Asni.
16h30: Asni… On négocie avec les guides locaux par quel côté attaquer le Toubkal pour essayer d’éviter la voie classique plus touristique (on envisage même de faire amener nos vélos de l’autre côté à dos de mules…).
17h00: On se résout à partir vers Imlil et tenter l’ascension en un jour. On se lance alors dans les 17 derniers kilomètres de côtes jusqu’au village.
18h20: Arrivée à Imlil… il fait déjà nuit. Un guide nous accueille chez lui pour la nuit : on pourra laisser les vélos le lendemain dans son garage pendant l’ascension. Soupe, tajine, dodo…

Imlil, jeudi 9 octobre

BikeWorldTour, Maroc (12)

4h30: Réveil en silence, on se bourre la panse de Cerelac (panade en poudre pour bébé de chez Nestlé) et on se lance dehors une heure plus tard à la lueur de nos frontales.
6h30: Brouillard total… On perd la piste en suivant un pierrier qui nous amène dans un cul-de-sac… didju ! Le balisage pour une course de montagne qui a lieu le lendemain nous remet sur la bonne route.
9h00: Après une pause pain-chocolat en route, on arrive au refuge du Toubkal à 3200 m d’altitude. Seconde pause rapide puis attaque du grand pierrier qui nous amène au col sous le sommet. Ça commence à souffler fort… Merde, oublié mes gants en bas… difficile de faire des photos. On croise le groupe parti le matin même du refuge qui redescend déjà. L’altitude commence à se faire sentir. Dernière pause bouffe 300 m sous le sommet qui est finalement atteint à 11h50 : 6h20 pour 2460 m de dénivelé. La vue est splendide sur le Haut Atlas, le ciel est tout dégagé…

BikeWorldTour, Maroc (10)

12h00: Séance photo au sommet puis descente en courant jusqu’au refuge pour l’appel hebdomadaire de la RTBF
13h30: Pas de réseau! Merde! On reçoit finalement l’appel de La Première sur le portable du gardien du refuge. Encore pause bouffe. Descente tranquille jusque Imlil.
17h00: Arrivée en bas. Thé à la menthe, tajine, dodo.

Imlil, vendredi 10 octobre

8h00: Barry White remet ça… On veut se lever mais on bloque… Les jambes sont douloureuses, on marche comme des robots.
BikeWorldTour, Maroc (14)9h00: Départ à vélo. 17 km de descente pour retourner à Asni. Ciel bleu. Magnifique.
10h00: Pause déjeuner puis … fini de rire. On reprend la vallée qui nous emmène droit au cœur du massif : 40 km de montée s’étalent devant nous. Le long faux plat annoncé se transforme vite en une succession de bosses… Dur dur, mais les paysages sont fabuleux et on en oublie les mollets douloureux.
16h30: On quitte la vallée pour l’attaque finale du col de Tizi n’Test, dernier obstacle avant de redescendre vers la vallée et de quitter le Haut Atlas. La pluie arrive… Le vent aussi… Ça souffle drôlement fort même. Pause biscuit-banane-chocolat à l’abri derrière une ruine. On est accueillis pour prendre le thé dans le dernier village avant le col. Depuis la terrasse, un bol fumant entre les mains, on voit le col dans les nuages noirs et les sommets environnants qui commencent à blanchir…
17h00: Il nous reste une heure de clarté. On ne prend pas de risque : la décision est prise de rester là pour la nuit. On est hébergés comme des rois dans une grange pleine d’herbe séchée. On reçoit une soupe et une tajine. On s’écroule.

Mzouzite, samedi 11 octobre

Milieu de la nuit: Je me réveille. Il fait encore noir. Il pleut à torrents dehors. Merde. Je rêvais que j’étais au Quick. Et demain il y a ce foutu col…
8h00: Réveil Barry White. Il pleut toujours, et pas qu’un peu. Il fait 11° dans la grange. Dur de sortir du sac de couchage. Les jambes font encore mal… dégaine entre cow-boys et robots…
9h00: Équipés de la tête aux pieds, on s’élance dans le froid. Nicolas en a profité pour sortir son pantalon de pluie et ses chaussettes en laine de Mérinos… Merde on ne pourra plus se moquer de lui. Il reste 20 km jusqu’au col…
BikeWorldTour, Maroc (15)11h00: Arrivée au col. Il fait froid. On croise un groupe de rallye allemand en Hummer qui nous klaxonnent… merci les gars. Ça souffle fort. Par chance, il y a un petit restaurant avec un feu ouvert, un chat qui ronronne et du thé à la menthe. Le bonheur, rien que ça !
11h30: On met toutes les couches vestimentaires disponibles sur nous et on s’élance pour 40 km de descente : 2000 m de dénivelé négatif pour atteindre cette énorme vallée que l’on voit tout au loin sous quelques rayons de soleils… La route est vraiment splendide, enivrante. Les degrés remontent aussi vite que l’on descend, youhouuuuu !
13h00: Arrivée à Oulad-Berrehil, dans la plaine. Il doit faire 25° et on arrive comme des martiens avec nos vestes fluos fermées jusqu’au cou… Les pieds et les doigts dégèlent. Tajine et kefta bien méritées et on reprend la route pour 40 km tout plats jusqu’à Taroudant.
Il est 18h00. Le soir tombe doucement. On doit encore aller faire les courses et continuer notre route pour trouver un abri pour la nuit.
Demain on reprendra la route vers Agadir et la côte atlantique que nous devrions atteindre à la mi-journée. Ensuite, suivre cette côte vers le sud, les dunes et les étendues vierges du Sahara…

À vous les studios…



Yallah à Marrakech

7 10 2008

Nous voilà arrivés à Marrakech, ville de palais, ville de souks et de remparts. L’ambiance y est totalement différente de ce que l’on a pu voir dans le reste du Maroc. Tout le monde a l’air beaucoup plus pressé, on se fait bousculer par les mobylettes dans les ruelles tous les 15 mètres, on se fait aguicher tous les 20 mètres par les commerçants et tous les 25 mètres par les restaurateurs…

Cette ville est très touristique : autour de la place centrale, nous croisons autant d’Européens que de Marocains et les shops de souvenirs prennent beaucoup de place.
Ce n’est cependant pas pour rien que cette ville est si touristique… Il y a plein de choses magnifiques à voir. Les riads, mosquées et palais sont superbes, les mosaïques et gravures qu’on y trouve remarquables, les rues dès que l’on s’écarte un peu de la place Jamaa El Fna sont remplies de vie… et d’odeurs d’épices, miel, grillades et autres huiles essentielles.

Cette deuxième journée 100% repos et tourisme nous fait le plus grand bien et est bien nécessaire au vu des montagnes qui nous attendent… Le Haut Atlas est à nous dès ce mercredi ! On espère vous envoyer de belles photos et des nouvelles depuis le sommet du Toubkal (écoutez La Première ce jeudi vers 15h30).

BikeWorldTour, Maroc (3)BikeWorldTour, Maroc (4)BikeWorldTour, Maroc (5)BikeWorldTour, Maroc (6)BikeWorldTour, Maroc (7)
Plus de photos du Maroc …
(18 nouvelles photos)



Vidéos du Maroc

5 10 2008

Elles se faisaient attendre, et pour cause : la caméra a été volée …

En moindre qualité, le gsm nous permet heureusement de vous faire profiter de ces images toutes fraîches.
 
 


Piste marocaine
envoyé par BikeWorldTour
 

Route marocaine
envoyé par BikeWorldTour


الشباكية لذيذ ا

2 10 2008

C’est le ventre bien rempli et les papilles encore frétillantes que nous vous écrivons depuis Sefrou, une des plus anciennes ville du Maroc. La famille de Yassine nous y a accueillis deux jours et partage avec nous les joies de la fête de fin de ramadan. Depuis notre arrivée au Maroc, tout tournait en effet de manière assez bizarre… Difficultés à trouver à manger en journée, devoir se mettre un peu à l’écart pour ne pas choquer quand on recharge nos batteries à coup de sandwiches “la vache qui rit”, entrer dans des villes fantôme entre 18 et 20h (TOUS les Marocains mangent en famille à ces heures), voir vivre la ville à 200% en pleine nuit, …

Mais mardi soir l’alarme a retenti, ça y est, les grands chefs l’ont décidé, le ramadan prendra fin et la fête va battre son plein pour les trois prochains jours. L’heure est à la préparation des grands repas de famille et nous avons eu l’occasion d’en partager avec eux ! Semoule à la cannelle, tajine de kefta, biscuits plus magiques les uns que les autres, crêpes, chebbakias (pâtisseries passées à la friture et au miel… mmmmmmmmh) et autres thés ultra-sucrés. Après une journée 100% repos et 100% prise de forces, il était temps de remonter sur nos selles, direction Marrakech.

BikeWorldTour, Maroc (1)BikeWorldTour, Maroc (2)BikeWorldTour, Maroc, Fès, 081001 (1)BikeWorldTour, Maroc, Fès, 081001 (2)
Plus de photos du Maroc …

Hier nous visitions Sefrou, ville remplie de beaux matous. Aujourd’hui nous avons visité Fès, ville remplie de belles… de plein de belles choses : le palais du roi fourré aux mosaïques, la médina (l’ancienne ville remplie de petites rues bien typiques avec plein d’échoppes en tous genres), ses petits taxis rouge, ses berlines Mercedes avec sept passagers, … On se sent vraiment au centre de la vie marocaine avec toute son ambiance.

Les Marocains sont très accueillants et nous aurions bien du mal à remercier tout ceux qui nous ont déjà encouragés, accueillis, abreuvés et klaxonnés (avec un grand sourire). En route vers l’Atlas !

 
BikeWorldTour, Espagne, traversée de la Méditerranée, 080927 (1)BikeWorldTour, Espagne, traversée de la Méditerranée, 080927 (2)BikeWorldTour, Espagne, traversée de la Méditerranée, 080927 (3)BikeWorldTour, Espagne, traversée de la Méditerranée, 080927 (4)
Petit flash-back photographique sur l’Espagne et la traversée de la Méditerranée