Le Machu Picchu, formule ‘5 étoiles’ ou ‘rangers’ ?

26 02 2009

[update: 15 nouvelles photos]

Pérou –
Pérou –
Pérou –
Pérou –
Pérou – Le carton pour mettre le vélo dans l'avion
Pérou – Le carton pour mettre le vélo dans l’avion
Pérou – Les Rangers dans la cité inca
Pérou – Les Rangers dans la cité inca
Pérou – La selva
Pérou – La selva
Pérou – Une fameuse descente s'annonce !
Pérou – Une fameuse descente s’annonce !

Voici d’abord la séquence radio fraîche du jour, avec l’équipe en duplex !

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Les séquences des dernières semaines (et toutes les autres) sont toujours accessibles en page Médias.


Comme Jean-François l’a écrit, deux formules s’offrent à nous pour l’expédition vers le Machu Picchu :

  • Tu es pressé et a beaucoup de dollars en poche, nous te vendons une formule express « 5 étoiles » : train depuis Cusco jusqu’à Aguas Calientes (village au pied du Machu Picchu), bus qui t’emmène à l’entrée du site sans te farcir les 400 mètres de dénivelé à pied, puis retour en train jusque Cusco. Ça semble attractif… mais ce l’est beaucoup moins pour ton portefeuille : environ 160€ !
  • Tu as quelques jours devant toi, tu souhaites voir du paysage et ton portefeuille n’est pas bien garni, nous te proposons une formule « rangers » pour environ 70€. C’est bien sûr cette formule que Nico et moi (Sev) choisissons. En voici le récit.

Mardi 17 février. Nous quittons Cusco à vélo. Après avoir passé un col à 3600 m, nous redescendons dans la vallée sacrée où nous découvrons diverses ruines Inca et des paysages très verts. Nous atteignons Ollantaytambo en fin d’après-midi, très beau village en pierres où Diego, un jeune Français, nous propose un logement très bon marché.

Pérou – Le bétail dans le camion
Pérou – Le bétail dans le camion

Mercredi 18. Le programme de la journée est le suivant : franchir un col à 4300 m (42 kilomètres d’ascension), redescendre 79 kilomètres jusqu’à Santa Maria, un des premiers villages de la jungle situé à 1500 m et puis remonter à 2500 m d’altitude pour atteindre Santa Teresa, notre véritable point de départ pour la visite du Machu Picchu. C’est un peu trop pour nos jambes, c’est pourquoi nous tentons de prendre un bus jusqu’au sommet du col. Mais ceux-ci sont bondés et nous ne sommes pas les seuls sur le coup ! En effet, de nombreux touristes espèrent également monter. Avec nos vélos, nous ne serons certainement pas prioritaires… Soudain, un camion arrive. C’est l’occasion rêvée pour sauter à l’arrière avec nos vélos. Des enfants péruviens font de même, c’est un moyen de transport normal pour eux… mais pas pour les touristes ébahis restés sur place !

Pérou – Une fameuse descente s'annonce !
Pérou – Une fameuse descente s’annonce !

Arrivés au col, nous hésitons à retourner sur le camion ou à carrément opter pour la formule « 5 étoiles » car il y a du brouillard, il pleut et la température a chuté de 20 degrés. Mais on est ranger ou on ne l’est pas… Nous entamons donc la descente sinueuse à vélo. Après 35 kilomètres, la route se transforme en piste, la végétation luxuriante et les bananiers ont remplacé les paysages montagneux et la température est remontée en flèche.

À Santa Maria, nous cherchons à nouveau un bus pour grimper les 33 kilomètres de piste jusque Santa Teresa. En vain… les chauffeurs préfèrent attendre le lendemain plutôt que de se lancer à la tombée de la nuit sur cette mauvaise piste. Nous pensons devoir dormir là lorsqu’un camion apparaît à nouveau. Rebelote : nous revoilà avec nos vélos et des villageois à l’arrière du camion.

Cette fois, la montée motorisée est beaucoup moins reposante. La piste est en très mauvais état à cause des pluies, de nombreuses pierres sont tombées sur la piste… quand ce n’est pas la piste elle-même qui s’est effondrée ! Après 15 minutes, notre camion s’arrête car une coulée de boue l’empêche de passer. Certains, dont Nico, réagissent directement et descendent du camion. D’autres, dont moi (!), restent dedans… trop tard. J’aperçois la rivière juste à ma gauche… mais 500 mètres plus bas ! Le camion recule pour prendre de l’élan et rouler à toute vitesse vers l’obstacle. Ça passe ou ça chute. Il ne me reste plus qu’à me réfugier au fond du camion et attendre que… ça passe !

Jeudi 19 : le jour J. Nous nous levons à 5h30 pour prendre un mini bus qui nous emmène au terminus de la voie ferrée venant de Cusco. Nous longeons les rails à pied durant 10 kilomètres pour atteindre Aguas Calientes. De là, nous débutons l’ascension (à pied bien sûr !) vers la cité perdue. À 9h30, nous sommes enfin à l’entrée du site. Mais nous ne sommes pas les seuls, et encore moins dans les 400 premiers. Dès lors, nous ne pouvons pas monter sur la Wayna Picchu. Ben oui, à force de faire tout à pied, on a pris du retard ! Nous nous consollons en marchant jusqu’à la porte du soleil, un des points d’accès à la cité d’où nous pouvons admirer une vue splendide sur les ruines. Après quatre heures de visite superbe et ensoleillée, nous entamons le chemin inverse jusque Santa Teresa. La marche forcée sur la voie ferrée me fait à nouveau rêver à la formule « 5 étoiles »…

Pérou – Les Rangers dans la cité inca
Pérou – Les Rangers dans la cité inca

Vendredi 20. Nous rejoignons Santa Maria en vélo même si la piste n’est pas entièrement descendante. On ne s’est tout de même pas farci les vélos sur les camions pour rien ! De plus, les paysages des vallées vertes et encaissées en vallent la peine. À Santa Maria, on craque un peu en remontant les 80 kilomètres jusqu’au col en minibus et non sur la bâche d’un camion. Au col, il fait à nouveau pluvieux, brumeux et caillant. Vite vite, se rhabiller pour la descente jusqu’à Ollantaytambo où nous retrouvons Diego et sa petite pension bien sympathique.

Le lendemain, samedi 21, nous visitons gratuitement les ruines Inca du village grâce à un passage secret que nous a divulgué Diego. Nous reprenons ensuite nos vélos le long de la vallée sacrée pour rejoindre la route principale venant de Cusco et nous diriger vers Abancay. En chemin, nous visitons des salines et un très bel amphithéâtre Inca.

Conclusion de la formule « rangers » : c’est crevant… mais qu’est-ce que c’est beau !

Pérou – Julien est prêt...
Pérou – Julien est prêt…
Pérou – La selva
Pérou – La selva
Pérou – Les Rangers dans la cité inca
Pérou – Les Rangers dans la cité inca
Pérou – Ca gratte ?
Pérou – Ca gratte ?
Pérou – Vue sur le lac Titicaca (3822m)
Pérou – Vue sur le lac Titicaca (3822m)
Pérou –
Pérou –

48 nouvelles photos du Pérou

Voyez aussi l’itinéraire mis à jour sur notre carte Google



Carnaval

23 02 2009


Au pays des incas

21 02 2009

Julien se lance dans son dernier article sud-américain :

Deux jours supplémentaires dans la capitale bolivienne et nous revoilà en selle, prêts à repartir vers le Nord et à rejoindre le dernier pays de notre aventure sud-américaine: le Pérou.
Une traversée sans fin de la ville d’El Alto, la partie pauvre de La Paz, et une cinquantaine de kilomètres au milieu des étendues vertes de l’Altiplano et nous voilà en vue du site archéologique de Tiahuanaco celui qui aurait soi-disant inspiré Hergé pour son aventure au Temple du Soleil.
Soit disant parce que le site est décevant, nous qui espérions rentrer dans le temple par une cascade comme Tintin et voir des éclipses à la volée…nous tombons de haut devant les quelques vestiges incas à moitié déterrés. Une musée un peu pauvre sur les céramiques complète le site.
Heureusement pour nous Nico a pris le temps de fouiller sur internet et nous explique la signification du moindre caillou.

Pérou – Vue sur le lac Titicaca (3822m)
Pérou – Vue sur le lac Titicaca (3822m)

Quand la fin de journée approche, nous sommes en vue du Lac Titicaca, le plus haut du monde (navigable) et nous approchons à grands pas des zones de pluies dont on nous parle depuis notre arrivée sur le continent. Chaque jour, les gros nuages menaçants qui stagnent dans la région nous déversent notre dose d’humidité dans les tentes et dans les chaussettes. Un vrai régal !
Alors on s’adapte….les vestes de pluies sont placées au dessus des sacoches, prêtes à être dégainée…on rentre les pieds dans des sacs en plastiques avant de les mettre dans les chaussures….on prend une heure le matin pour faire sécher tentes et sacs de couchages trempés…

Les jours suivants, après avoir passé la frontière péruvienne à Desaguadero, nous remontons le lac par la rive Ouest, en passant par les villes de Puno et de Juliaca, en pleine fièvre carnavalesque.

Pérou – On garde les vaches avec notre amie
Pérou – On garde les vaches avec notre amie

Des journées de vélos sans relief, entre averses et éclaircies et parsemées de quelques petits moments de bonheur au milieu de l’Altiplano : des pattes de poulets qui trempent dans la soupe, une péruvienne qui nous apprend a traire sa vache et du bon lait tout chaud pour le pic-nic, une soirée rhum-coca entassé avec la moitié du village dans une mini épicerie, une nuit du Dr House dans le théâtre municipal de Santa Rosa, et toujours des sourires et des gestes d’encouragement le long de la route.

Depuis quelques jours, j’ai quitté le groupe et suis parti en éclaireur vers l’avant pour tenter de résoudre le casse-tête des visas chinois. Pour les quatre autres mousquetaires, la route continue toujours plus vers Nord, vers Cusco, l’ancienne capitale de l’empire Inca et sa Vallée Sacrée…

Et là, Julien passe la plume à Anne-Laure qui nous raconte la suite :

13 février : On passe tout d’abord par Sicuani, cette ville assez grande de 40 00 habitants et nous tombons assez vite nez à nez avec une grande et imposante Eglise mormon. Edyluz, occupée, nous dit de revenir plus tard…poulet grillé, crudités et frites à l’ancienne nous régale avant de revenir au rendez-vous de 20h30. La messe Mormon finie, un délicieux chocolat chaud cannèle-clou de girofle nous régalera avant de s’en aller avec notre hôte de la soirée.

Départ assez tôt le lendemain matin, nous sommes le 14 février. On avance assez bien, les paysages deviennent de plus en plus verts au fur et à mesure des kilomètres qui passent. Ce changement de décor est assez agréable : des champs de mais et de pommes de terre à perte de vue, des fleurs dont nous n’avions plus vu la couleur depuis longtemps, des arbres géants, les cactus perdus en Argentine font également leur grand retour.
On fait notre arrêt midi dans un micro village nommé Combapata. Pour diner, toujours le bon plan de l’almuerzo : Ce n’est pas cher (moins de 70 €cent), c’est chaud, vite servi et bon pour la santé (soupe de légumes suivit de son riz aux milles saveurs et ses bouts de pattes de vaches…avec poils !).
17h30 on arrive à Quiquijana. Dans une demi heure la nuit va tomber, on décide donc de se poser et d’aller toquer à la porte du commissariat de police pour tenter la solution VIP (notre matelas dans une pièce bien au chaud sans même voir la couleur de la pluie qui se déchaine dehors). Bingo !!!

Pérou –
Pérou –

Le 15 février : Déjeuner copieux en face du commissariat dans une superette bien sympathique, JF fait la découverte de feuilletés aux pommes cuits au feu de bois. Un délice. Vamos pour la dernière journée de bicyclette avant Cusco la jolie. Après deux heures de pédalage, on craque et nous nous arrêtons au marché dominical de Urcos. Un vrai plaisir pour nos papilles (banane, avocat, pop corn, cactus,…). Chacun y trouve son bonheur… Nico fera la découverte de magnifiques beignets de légumes, tandis que je me laisserai plutôt tenter par « un sombrero de paja de color verde », un chapeau plat très coloré porté par les femmes de cette région, qui pour moi fera office de déguisement de carnaval de retour en Belgique.
On continue. Enchainement de montées et on passe par divers sites inca…Rumicolca et son immense porte et puis Piquillacta une grande cité dont il reste quelques murailles. Tipon, autre site Inca, servira juste de lieu de passage et de pause midi un peu particulière. En effet, de part et d’autre de la route, le cochon d’Inde, ou « cuy » pour les Peruanos, est roi. Spécialité culinaire que l’on ne va pas laisser passer. JF et Nico le rongeront jusqu’au dernier os, Séverine et moi, mangerons plus en surface ce petit cuycuy pas trop mauvais mais peu fourni…nous restons sur notre faim.
San Jeronimo, avant dernier village avant Cusco que l’on aperçoit au loin, arrêt pâtisserie et puis recherche de la première « casa cyclista » (ces maisons qui accueillent les cyclistes dans les grandes villes d’Amérique du Sud)…sans réponse…on se rabat sur une rencontre que JF a fait quelques jours auparavant : Marco et son association d’andinisme. Un de ses amis nous accueille chez lui dans sa maison, c’est petit mais mignon, on se sent comme à la maison. Avec Alfredo notre hôte, sa copine, Marco et nous quatre, allons nous régaler autour d’un bon restaurant chinois…un avant gout pour les garçons ??

Anne-Laure a de la sauce soja plein les doigts et refile le stylo à JF :

Pérou – Cusco, sa cathédrale
Pérou – Cusco, sa cathédrale

Cusco est une ville magnifique. Pleine de superbes bâtiments coloniaux implantés sur des bases de constructions incas. La ville est propre, pleine de ruelles pavées agréables, le soleil brille… on se croirait presque en vacance ;-) Nous visitons le musée inca et nous voila parés pour s’attaquer au Machu Picchu, la fameuse cité sacrée des incas. Deux solutions s’offrent à nous :
- Maxi touristes : aller-retour en train très cher, nuit en hôtel très cher et visite avec guide.
- Free Riders : tout faire à vélo, dormir en tente et manger de l’avoine.
Nico et Séverine opteront pour la solution pur vélo et prendront le temps qu’il faut pour rejoindre la ville sacrée. Anne-Laure et moi préférons une solution intermédiaire : semi-maxi-touristes.

17 février : On se lève a 6h, remplissons nos sacs à dos (prêtés) et prenons le bus local pour une vallée située de l’autre coté du Machu Picchu. Passage à 4300m, le moteur a du mal. Descente dans la vallée à 1500m, le décor change totalement… c’est les prémices de l’Amazonie, végétation luxuriante, lianes, avocatiers, bananiers, et autres plantes à feuilles géantes. Il fait plus chaud et plus humide, les moustiques refont leur apparition (là j’ai du mal à garder les deux mains sur le clavier). Nous prenons un second bus pour un petit village pour nous rapprocher encore. De là nous continuons à pied le long d’une ligne de chemins de fer qui nous mène au pied de la cité Inca. La marche se fait de nuit, ambiance, le torrent à nos cotés gronde violement, nous esquivons le passage d’un train à la sortie d’un tunnel. Nous arrivons au village d’Agua Calientes (ou village du Machu Picchu). Impossible de planter la tente selon les locaux et nous prenons un lit dans un dortoir.

Pérou – La mascotte du Machu
Pérou – La mascotte du Machu

18 février : Lever encore plus tôt… il est 5h et nous sommes déjà dans la file pour acheter un ticket de train (retour à Cusco pour le soir). Problèmes de connexion pour le PC de réservation et nous perdons une heure…une heure qui va nous empêcher de monter au Wyna Picchu, la montagne qui domine la ville Inca et qui est limitée aux 400 premiers visiteurs. 1h15 de marche jusqu’au Machu Picchu et c’est l’extase. Cette ville construite aux environs du 15eme siècle se trouve perchée en pleine jungle entre trois sommets impressionnants. Les ruines découvertes très tard (début 20ème) sont remarquablement conservées et il est super agréable de se balader, guide en main, entre les nombreux temples d’architectures et sculptures très élaborées.
Retour au village, épuisés mais contents de la visite, attendons le train et rentrons vers Cusco. Nous ne comprenons rien à ce qui nous arrive dans ce train…ultra touristique, défilés de mode, musique techno à fond, danses folkloriques…c’est le délire total, il est grand temps que nous retournions sur nos bicyclettes.
En route vers la côte pacifique. Il nous reste trop de kilomètres, il faudra sauter les parties les moins attrayantes en bus pour rejoindre Lima et son aéroport.

32 photos du Pérou en ligne



The Big Ask

18 02 2009

En attendant les nouvelles de l’Empire Inca, voici une vidéo issue d’une campagne qui nous semble en phase avec notre projet. Plus d’infos ici.



Concours de l’été

10 02 2009

Nous commençons à approcher de la fin de notre second continent, et qui dit deuxième continent dit… deuxième grand concours !

Mauritanie –
Mauritanie –

Ce nouveau jeu, à la différence du premier, fera appel à votre esprit créatif et à votre imagination débordante.
Il s’agira de nous envoyer une photo avec la mention “BikeWorldTour” dans un contexte original.
Faites fonctionner vos neurones créatifs et épatez-nous avec des trucs délirants (au marqueur sur les seins de votre copine, graffiti sur l’Aula Magna de LLN, etc.) !
Les images seront publiées à la fin du concours dans notre galerie Picasa et la meilleure idée se verra récompensée par un lama… heu non un truc en poil de lama que les filles ramèneront de Lima.
Les photos (collages, scannages, montages acceptés) sont à envoyer sur notre adresse mail team (a) msfbikeworldtour (.) be avant le 10 mars 2009.

Ce n’est pas tout : voici un autre petit concours spécialement destiné à nos amis Thomas et Clément, deux Français qui sont sur nos traces depuis le début de nos aventures et à qui on a promis d’enterrer quelques bières en route au nom de l’amitié franco-belge. Alors les Franchouillards, voilà la mission.

Vous devez retrouver le magasin sujet de la photo ci-contre (situé entre La Paz et Puno, le long du Titicaca), trouver la propriétaire (elle s’appelle Nora, elle est super cool) et lui acheter du lait en poudre.
N’oubliez pas de lui dire que vous êtes les deux Français à vélo, les amis des Belges qui lui ont siphonné son stock de rhum… sinon vous recevrez la mauvaise boîte.
Il y a un indice pour trouver le lieu dans le nom du magasin. Si vous ne trouvez pas, envoyez-nous un p’tit mail hein… y a pas de honte.

Et pour terminer, un flash sur l’état des routes (mises à jour ici).


Info Trafic
envoyé par BikeWorldTour


Le BikeWorldTour au sommet

6 02 2009
Bolivie – On voit rien mais c'est trop cool...
Bolivie – On voit rien mais c’est trop cool…

La Paz, capitale de la Bolivie perchée entre les montagnes est époustouflante. Deux jours chronos depuis Oruro pour couvrir les 230 km et nous entrons dans la ville par El Alto, énorme banlieue pauvre dominant La Paz à plus de 4000m d’altitude. La capitale s’étend alors sous nos pieds dans un gigantesque canyon, descendant jusqu’à 500m plus bas ou se trouve le centre ville puis les quartiers plus chics.
Notre programme ici était prévu et minuté depuis bien longtemps: Arrivée le jeudi soir, dépose des passeports à l’ambassade chinoise le vendredi matin, ascension d’un sommet de la Cordillère royale, récupération des visas à la descente et continuation vers le Lac Titicaca et la frontière péruvienne…simple quoi!

Vendredi 30/01 : Premier problème: l’ambassade est fermée jusqu’au lundi pour la fête des nouilles ou des baguettes…peu importe…c’est la merde, on doit attendre lundi avant de quitter la ville pour les montagnes. On consacre alors le reste de la journée à la préparation de l’expédition en altitude.
Julien ayant déjà réussi l’ascension du Huayna Potossi (6088m) il y a trois ans, notre choix se porte sur l’Illimani (6460m)…plus haut, plus dur, plus technique…parfait…
Malheureusement on est toujours en pleine saison des pluies, loin des mois de juillet-aout bien secs et idéaux pour ce type d’expédition. On trouve tout de même une agence qui accepte de se lancer dans le projet avec nous à un prix raisonnable. Pour diminuer encore le budget de l’ascension, on choisit de se lancer avec une grande partie de notre propre matériel, avec notre propre cuisine et notre propre bouffe. On loue juste le minimum: piolets, crampons, baudriers, cordes, un guide et un assistant en cas d’abandon d’une partie de l’équipe…ajoutons à cela des mules jusqu’au camp de base, des porteurs jusqu’au camp supérieur….c’est pas donné mais on va s’éclater…

Week-End : Glandouille dans l’énorme capitale grouillante d’activité. Sev et Nico en profitent pour tester la « route de la mort » vers les vallées luxuriantes de Coroico: 4h de descente sur une route vertigineuse qui relie le plateau sec de la Cordillère aux vallées chaudes et humides 3000m plus bas. La route tire son nom des nombreux accidents de bus et de camions qui avaient lieu lorsqu’elle était encore accessible dans les deux sens il y a quelques années. Aujourd’hui une nouvelle route macadamisée a dévié la majorité du trafic routier et « la route de la mort » est réservée aux cyclistes à la recherche de sensations fortes.

Lundi 02/02 : Réveillés tôt par l’excitation, on embarque tout le matos dans les transports locaux en direction du bas de la ville.
Et là, second problème: on arrive à l’ambassade dans les temps avec tout les documents nécessaires mais le Consul nous explique qu’il ne peut délivrer les visas qu’aux personnes possédant une carte de résidant en Bolivie…on peste, on râle, mais impossible de faire une exception.
Deux heures au téléphone et sur internet pour appeler toutes les ambassades chinoises d’Amérique du Sud…bilan: seule celle de Buenos Aires peut nous délivrer les visas nécessaires pour rentrer en Chine le 4 mars prochain.
Rodolfo, notre guide, et Sabino son assistant nous attendent depuis plus de deux heures devant l’ambassade…on décide de partir et de remettre la solution du casse-tête chinois à plus tard.

Bolivie – En route
Bolivie – En route

On n’est pas en avance…les 4h de minibus prévus se transforment en 2h…le chauffeur roule comme un taré sur cette piste qui serpente dans la montagne; Anne-Laure est pétrifiée sur la banquette arrière, Nico exulte!
13h: Arrivés au village de départ (3700m), rapide pic-nic au soleil, on arrime les gros sacs de matos sur les mules et on commence la marche vers le camp de base. Jolie vallée verte pleine de lamas, de moutons et de chevaux. Le sommet se dresse droit devant nous, magnifiquement enneigé.
Arrivés à 4500m en fin d’après midi. On monte le camp, rapide spaghett’-bouillon, quelques parties de « Président » à la lueur de nos frontales et on se glisse dans nos duvets. Cette nuit la température frôle déjà les zéros degrés….brrrr….

Mardi 03/02 : Lever peinard. Ptit dej classique avec plein de poudres différentes mélangées à l’eau glacée du ruisseau qui borde le camp. Ça donne du Cérélac, de l’avoine ou du café froid, au choix.
Les porteurs arrivent à 8h30…ils sont là juste pour porter le matos technique, nous gardons sur notre dos tout nos vêtements, matelas, sac de couchage.

Bolivie – Camp supérieur, 5450m
Bolivie – Camp supérieur, 5450m

4h de grimpette jusqu’au camp d’altitude situé juste au pied du glacier (5500m), re-montage du camp, sieste pour ceux que le mal d’altitude touche déjà, glissade et essai de bonhomme de neige pour les autres. Le temps est toujours au beau fixe. Quelques nuages traversent la zone de temps en temps mais le sommet reste bien dégagé….bon signe!
A l’heure du souper, le réchaud commence à montrer quelques signes de faiblesse. A cette altitude l’eau bout à basse température et on a du mal à terminer la cuisson des pâtes. L’ambiance avec les deux guides et plus que parfaite. Pour l’instant notre collection de globules rouges accumulés depuis plus d’un mois nous permet d’être loin en dessous des temps annoncés pour les différentes marches d’approche. On pourra sans doute redescendre demain jusqu’au village en fin de journée et gagner ainsi quelques précieuses heures (de sommeil notamment) sur le planning du jeudi.
On partage tous notre popote du soir dans un grand buffet de pâtes puis allons tous nous coucher tôt pour tenter d’accrocher une ou deux précieuses heures de sommeil avant de se lancer. JF passe encore une demi heure a faire fondre de la neige pour avoir de l’eau en suffisance pour le lendemain.

Mercredi 04/02 : Lever a 23h30 (mardi en fait). Dur de sortir du sac de couchage. Julien a dormi tout habillé avec deux pantalons, 4 couches au dessus, gant et bonnet. Même a trois dans une de nos petite tente, on a eu du mal a faire monter la température plus haut que 1°. Dehors il fait glacial mais le ciel est étoilé vers le sommet.

Bolivie – On cramponne apres une heure.
Bolivie – On cramponne apres une heure.

On avale un max de calories glacées, on s’équipe et les deux cordées se lancent sur le glacier: d’abord Rodolfo avec Anne-Laure et JF, puis quelques minutes plus tard Sabino avec Sev, Nico et Jul. On a mis toutes nos couches disponibles, rien n’est de trop: masque tempête, bonnet et cagoule, trois paires de gants,…
La lune se couche sur La Paz, le moment est magique… Juste nos lampes frontales qui percent l’obscurité sur cette immensité blanche. Pendant des heures on monte sans rien voir des crevasses et des paysages glacés qui nous entourent. Les guides hésitent souvent, leur dernière visite dans le coin remonte à septembre 2008 et le glacier a bien changé… rimayes et crevasses s’amusent à nous faire zigzaguer de gauche à droite. A cette saison, peu d’expédition se lancent sur les pentes de l’Illimani et nous devons donc faire la trace dans la neige fraiche. Selon les porteurs, un groupe a tenté l’ascension en janvier…sans succès…nous serons donc les premiers de l’année 2009 au sommet en cas de réussite.

Bolivie – Le mur qui nous amène sous le sommet
Bolivie – Le mur qui nous amène sous le sommet

6h plus tard la lumière du jour commence à faire son apparition, nous passons un pont de glace bien peu épais au dessus d’une crevasse et nous attaquons un mur de neige à 55°, juste au dessus des 6000m d’altitude. Les filles commencent à avoir dur…on se refroidit vite sur ce mur balayé par un vent glacial (le thermomètre affiche jusqu’à -11°) en attendant que les guides sécurisent la paroi. Le ciel est toujours parfaitement dégagé.
7h du matin: Au dessus du mur, les filles prennent la décision de redescendre avec Sabino. Elles avaient la force pour arriver au sommet mais le timing leur impose de redescendre avant que les ponts de glace ne fondent. Rodolfo accepte de tenter les 250m qui nous séparent du sommet avec les garçons un peu plus rapides. Au dessus, ça commence à se gâter sérieusement…d’énormes nuages menaçant apparaissent depuis l’autre côté de la montagne. On change les cordées. JF décide alors d’exploser tout nos records du plus haut caca du tour du monde, avec un joli essai réussi a plus de 6200m d’altitude…ça va être dur à battre !
Une belle petite tempête de neige fait alors son apparition et nous accompagne pendant la grosse heure qu’il nous faut pour atteindre le sommet. On marche comme des zombies à bout de force en fixant les crampons de celui qui nous précède pour se donner du courage…trois pas en avant, trois pas en arrière, trois pas sur l’coté…

Bolivie – Le mur dans l'autre sens, avec la neige en plus
Bolivie – Le mur dans l’autre sens, avec la neige en plus

Rodolfo annonce le sommet a 30m….puis a 10m…on voit rien mais on y est…l’altimètre affiche un joli 6460m…ça souffle mais on profite de l’instant…Nous avons réussi ! Séance photo puis on entame la descente par la même voie.
C’est plutôt chaud…il neige toujours…on est à bout de force et on y voit rien. JF passé devant a du mal à retrouver les traces de la montée, effacées par la tempête.
Finalement, nous atteignons vers midi le camp supérieur en même temps que la cordée des filles.
On a rarement été si loin dans l’effort. Julien et Nico s’écroulent sur leurs tentes (démontées en partie pour ne pas qu’elles s’envolent). Ceux qui en ont la force avalent quelques trucs et une heure plus tard on entame, accompagnés des porteurs, la descente vers le camp de base.
Les jambes sont lourdes et chaque pas fait mal aux cuisses en feu. Nous terminons le journée accompagnés des mules jusqu’au village. Ça fait du bien de retrouver de l’herbe sous les pieds.
Notre montre nous fait savoir que ça fait déjà 19h que nous sommes levés…et 16h que nous marchons. Il est 19h et Sabino nous invite à planter nos tentes dans son jardin, nous partageons quelques patates et un peu de riz accompagnés d’une bonne bière locale… Il ne nous en faut pas plus pour amorcer la plus profonde nuit d’Amérique du Sud.

Jeudi 05/02 : Matinée de repos dans le jardin accompagnés des enfants du village. Nous rentrons sur La Paz…. retour à la réalité… comment allons nous solutionner le casse-tête chinois ?

67 nouvelles photos en ligne



Article politico-historico-cycliste

2 02 2009

Peu sur nos selles, beaucoup de villes… retour sur une semaine pas comme les autres.

Bolivie – Brocante sur le Salar
Bolivie – Brocante sur le Salar

Uyuni. Nous sommes au milieu du Salar de Uyuni, le soleil tape sur nos têtes mais aussi sur notre menton… Car oui, le sel est d’un blanc qui reflète la lumière tout autant que la neige. La chaleur est telle et le vent si faible qu’à la pause de midi, nous nous dévêtons un max. On range les habits chauds du matin dans les sacoches et là nous parvient une idée : étaler tout le contenu de nos sacoches pour se rendre compte sur ce fond blanc et en photo de tout ce que l’on trimbale depuis Bruxelles. C’est sans intérêt mais ça nous amuse. La scène s’apparente fort à une installation de brocante; cassettes vidéo, rayons de roue, casseroles, bonnets, sandales et autres vieux bouquins sont à vendre mais pas un client sur le Salar. Alors que tout est déballé et étalé, Julien continue à explorer le fond et tous les recoins de sa garde robe… Il lui manque quelque chose, quelque chose qu’il portait sur lui hier au village de Colcha K et qui y est probablement resté, quelque chose qui ne sert à rien sous ce soleil de plomb…il lui manque sa veste de pluie. Quelle chance inouïe d’avoir fait l’inventaire de nos bagages à ce moment précis car la pluie ne tombera pas dans les jours prochains.

Cette petite histoire du passé pour vous introduire les quelques jours un peu particuliers qui se sont déroulés du 23 au 27 janvier.
Julien qui n’a pas envie d’affronter la saison des pluies sud américaine en pull polar (avec effet éponge à la moindre goûte) décide de tout faire pour retrouver sa veste. Il attendra le prochain bus Uyuni-Colcha K pour faire un saut dans le passé et y retrouver, hormis notre ami Bartholomé spécialiste du jeu de cartes, sa veste de pluie.
Pendant ce voyage temporel, le reste de l’équipe reçoit 5 jours de temps libre pour rejoindre Oruro où nous lui donnons rendez-vous le 27 janvier. Nous passerons tous les quatre par les villes de Potosi et Sucre. Nico et Sev relieront ces deux villes en vélo alors que Anne-Laure et moi ferons l’intégralité du trajet (Uyuni-Potosi-Sucre-Oruro) en transports en commun.

Aaah comme ça fait du bien de poser un peu ses fesses sur autre chose qu’une selle rigide. Les banquettes du bus sont moelleuses et avec dossier inclinable, les jambes allongées ne doivent pas pédaler pour voir défiler la route… Mais dès la sortie de la ville, les sensations changent; la piste bosselée nous rappelle les attractions de Walibi, l’air ambiant à 53 passagers dans un bus surchauffé devient vite insupportable, le paysage défile bien trop vite que pour en profiter, Anne-Laure doit aller aux toilettes mais la prochaine pose est dans 2 heures… bref nous regrettons déjà nos vélos et attendons avec impatience l’arrivée à destination.

Potosi. Le voyage en vaut la chandelle. Potosi est une ville minière chargée d’histoire perchée à plus de 4000 mètres où la vie n’est pas toujours des plus facile. Près de 450 ans après le début de l’exploitation du « Cerro Rico » (la montagne riche), les habitants de Potosi continuent à sortir le peu de minerais restant, à coup de pioches ou de marteau piqueur pour les plus chanceux.
Alors que les conquistadores espagnols ont, à l’époque, sorti et creusé jusqu’au plus profond de la montagne pour en sortir une quantité inestimable d’argent (Ag) (assez d’argent selon certains que pour construire une route dans cette même matière qui relierait l’Amérique du Sud à l’Espagne), plus de 6000 mineurs continuent à creuser actuellement pour le compte de leurs coopératives dans des conditions malsaines afin de ramener quelques grammes d’étain et autre métaux peu rentable.
L’argent, lui, est déjà parti enrichir les européens il y a bien longtemps, en bonne partie sous forme de pièces de monnaie. Nous avons visité la « Casa de la moneda », ce lieu où les espagnols ont fabriqué pendant plus de 250 ans des pièces d’argent grâce à la main d’œuvre gratuite qu’étaient les indiens indigènes ou encore (après avoir décimé la population locale) les noirs importés en bateau depuis l’Afrique.

Bolivie – Au marché
Bolivie – Au marché

Ce bâtiment colonial est énorme et très bien entretenu sous la forme d’un musée. Les machines et autres salles de fonderie d’époque nous montrent que toute la meilleure technologie fût importée d’Europe pour y fabriquer de magnifiques pièces de monnaie.
Le reste de la ville n’est pas moins déplaisant à contempler et on pourrait y passer facilement une semaine à se perdre dans ces petites ruelles bondées de piétons qui slaloment entre les échoppes en tout genre, tout en visitant les nombreuses églises coloniales bien conservées.

Sucre. Mais il est temps de mettre les vélos sur le toit du bus pour rejoindre Sucre, la capitale constitutionnelle de la Bolivie.
Nico et Sev ne le voient pas de cet œil et enfourchent leurs bicyclettes pour faire les 165 kilomètres qui séparent les deux villes. Après 30 minutes de bus, nous les apercevons en plein effort et le gros coup de klaxon du chauffeur les encouragera pour les prochaines heures. Nico arrive à Sucre après 2 jours… sans Séverine qui a du faire les derniers kms en stop car la maladie que lui a refilé Nico l’empêche de pédaler en montée.

Bolivie – Sucre
Bolivie – Sucre

Nous voilà donc tous les quatre à Sucre où nous sommes logés comme des princes à l’hôtel par le président de la fédération bolivienne de cyclisme. Gualberto est un ancien cycliste de piste, mais depuis qu’il assure la fonction de président de fédération, il consacre une bonne partie de son temps libre à la bonne bouffe et au bon vin. Bonne nouvelle car la nourriture sera notre principale occupation dans cette ville… En effet, pour cause de référendum national (approbation de la nouvelle constitution), le marché hebdomadaire le plus grand d’Amérique du Sud que nous venions visiter n’aura pas lieu. Et pour le bon vin, c’est raté aussi, les 24h qui précèdent le jour du vote ainsi que les 24h du jour « J », l’alcool est strictement interdit à la vente dans toute la Bolivie. Il nous restait donc à flâner dans la ville blanche (privée de transport motorisé le jour du vote) pendant 2 jours et à déguster les meilleures spécialités des restaurants sélectionnés par expérience par notre ami Gualberto.
A la radio, sur les vitrines de magasin, à la télé et surtout tagués sur les murs, le « Si » et le « No » à la nouvelle constitution résonnent dans nos têtes. Dimanche 25 janvier le « Si » l’emporte avec +/- 60% des voix, au plus grand bonheur des partisans de Evo Morales (actuel président) , c’est a dire principalement la majorité indienne de la population. Evo, d’origine Aymara (indigènes) leur promet en quelques sortes par cette nouvelle constitution de redistribuer les richesses du pays. Cela ne plait pas aux provinces aisées et à la majorité (72%) de la population de la riche ville de Sucre… le mécontentement se ressent dans la ville.

Oruro. Adieux à Gualberto et à sa famille et nous nous retrouvons dans le bus pour Oruro.

Bolivie – Déjeuner made in Bolivia
Bolivie – Déjeuner made in Bolivia

Toute une nuit de bus pour se retrouver téléporté dans une ville en plein réveil; les vendeuses de jus de fruits installent leurs échoppes, les lève-tôt vont prendre leur café avec un beignet géant, les premiers bus circulent et nous, nous nous baladons dans ce marché géant qu’est la ville d’Oruro. La journée passe et le soir tombe, nous avons rendez-vous avec Julien qui doit arriver, après trois jours de vélo, à 20h à la pizzeria « Gran Carusso ». 20h20 Julien n’est toujours pas là, nous l’appelons sur le numéro bolivien qu’il avait embarqué… « Mais je vous attend depuis 1h dans la pizzeria » nous dit-il . On retourne au resto, pas de trace du vélo rouge et de son cavalier. Second appel légèrement tendu et nous finissons par nous rendre compte qu’il y a deux pizzeria « Gran Carusso » dans la même rue !

Bolivie – Jul et son quadruple burger
Bolivie – Jul et son quadruple burger

La Paz.Nous repartons à cinq le lendemain matin pour deux longues journées afin d’atteindre La Paz (230km). Cette ville est géante, elle s’étalle entre 3000 et 4000 mètres d’altitude et possède un centre ultra-bondé d’un mélange de touristes et de boliviens. Il y a même un Burger King pour nourrir Anne-Laure et Julien !
Nous logeons à 4000 m chez Jezus Perez (probablement le frère de l’autre) et nous produisons encore quelques globules rouge pour attaquer dès demain lundi l’Illimani (6440m). Pendant la durée de l’ascension, nos amis de l’ambassade chinoise nous prépareront les visas pour le prochain continent.

A bientôt pour un article montagne !

95 photos de Bolivie