Le Machu Picchu, formule ‘5 étoiles’ ou ‘rangers’ ?
26 02 2009[update: 15 nouvelles photos]
Voici d’abord la séquence radio fraîche du jour, avec l’équipe en duplex !
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Comme Jean-François l’a écrit, deux formules s’offrent à nous pour l’expédition vers le Machu Picchu :
- Tu es pressé et a beaucoup de dollars en poche, nous te vendons une formule express « 5 étoiles » : train depuis Cusco jusqu’à Aguas Calientes (village au pied du Machu Picchu), bus qui t’emmène à l’entrée du site sans te farcir les 400 mètres de dénivelé à pied, puis retour en train jusque Cusco. Ça semble attractif… mais ce l’est beaucoup moins pour ton portefeuille : environ 160€ !
- Tu as quelques jours devant toi, tu souhaites voir du paysage et ton portefeuille n’est pas bien garni, nous te proposons une formule « rangers » pour environ 70€. C’est bien sûr cette formule que Nico et moi (Sev) choisissons. En voici le récit.
Mardi 17 février. Nous quittons Cusco à vélo. Après avoir passé un col à 3600 m, nous redescendons dans la vallée sacrée où nous découvrons diverses ruines Inca et des paysages très verts. Nous atteignons Ollantaytambo en fin d’après-midi, très beau village en pierres où Diego, un jeune Français, nous propose un logement très bon marché.
Mercredi 18. Le programme de la journée est le suivant : franchir un col à 4300 m (42 kilomètres d’ascension), redescendre 79 kilomètres jusqu’à Santa Maria, un des premiers villages de la jungle situé à 1500 m et puis remonter à 2500 m d’altitude pour atteindre Santa Teresa, notre véritable point de départ pour la visite du Machu Picchu. C’est un peu trop pour nos jambes, c’est pourquoi nous tentons de prendre un bus jusqu’au sommet du col. Mais ceux-ci sont bondés et nous ne sommes pas les seuls sur le coup ! En effet, de nombreux touristes espèrent également monter. Avec nos vélos, nous ne serons certainement pas prioritaires… Soudain, un camion arrive. C’est l’occasion rêvée pour sauter à l’arrière avec nos vélos. Des enfants péruviens font de même, c’est un moyen de transport normal pour eux… mais pas pour les touristes ébahis restés sur place !
Arrivés au col, nous hésitons à retourner sur le camion ou à carrément opter pour la formule « 5 étoiles » car il y a du brouillard, il pleut et la température a chuté de 20 degrés. Mais on est ranger ou on ne l’est pas… Nous entamons donc la descente sinueuse à vélo. Après 35 kilomètres, la route se transforme en piste, la végétation luxuriante et les bananiers ont remplacé les paysages montagneux et la température est remontée en flèche.
À Santa Maria, nous cherchons à nouveau un bus pour grimper les 33 kilomètres de piste jusque Santa Teresa. En vain… les chauffeurs préfèrent attendre le lendemain plutôt que de se lancer à la tombée de la nuit sur cette mauvaise piste. Nous pensons devoir dormir là lorsqu’un camion apparaît à nouveau. Rebelote : nous revoilà avec nos vélos et des villageois à l’arrière du camion.
Cette fois, la montée motorisée est beaucoup moins reposante. La piste est en très mauvais état à cause des pluies, de nombreuses pierres sont tombées sur la piste… quand ce n’est pas la piste elle-même qui s’est effondrée ! Après 15 minutes, notre camion s’arrête car une coulée de boue l’empêche de passer. Certains, dont Nico, réagissent directement et descendent du camion. D’autres, dont moi (!), restent dedans… trop tard. J’aperçois la rivière juste à ma gauche… mais 500 mètres plus bas ! Le camion recule pour prendre de l’élan et rouler à toute vitesse vers l’obstacle. Ça passe ou ça chute. Il ne me reste plus qu’à me réfugier au fond du camion et attendre que… ça passe !
Jeudi 19 : le jour J. Nous nous levons à 5h30 pour prendre un mini bus qui nous emmène au terminus de la voie ferrée venant de Cusco. Nous longeons les rails à pied durant 10 kilomètres pour atteindre Aguas Calientes. De là, nous débutons l’ascension (à pied bien sûr !) vers la cité perdue. À 9h30, nous sommes enfin à l’entrée du site. Mais nous ne sommes pas les seuls, et encore moins dans les 400 premiers. Dès lors, nous ne pouvons pas monter sur la Wayna Picchu. Ben oui, à force de faire tout à pied, on a pris du retard ! Nous nous consollons en marchant jusqu’à la porte du soleil, un des points d’accès à la cité d’où nous pouvons admirer une vue splendide sur les ruines. Après quatre heures de visite superbe et ensoleillée, nous entamons le chemin inverse jusque Santa Teresa. La marche forcée sur la voie ferrée me fait à nouveau rêver à la formule « 5 étoiles »…
Vendredi 20. Nous rejoignons Santa Maria en vélo même si la piste n’est pas entièrement descendante. On ne s’est tout de même pas farci les vélos sur les camions pour rien ! De plus, les paysages des vallées vertes et encaissées en vallent la peine. À Santa Maria, on craque un peu en remontant les 80 kilomètres jusqu’au col en minibus et non sur la bâche d’un camion. Au col, il fait à nouveau pluvieux, brumeux et caillant. Vite vite, se rhabiller pour la descente jusqu’à Ollantaytambo où nous retrouvons Diego et sa petite pension bien sympathique.
Le lendemain, samedi 21, nous visitons gratuitement les ruines Inca du village grâce à un passage secret que nous a divulgué Diego. Nous reprenons ensuite nos vélos le long de la vallée sacrée pour rejoindre la route principale venant de Cusco et nous diriger vers Abancay. En chemin, nous visitons des salines et un très bel amphithéâtre Inca.
Conclusion de la formule « rangers » : c’est crevant… mais qu’est-ce que c’est beau !
Voyez aussi l’itinéraire mis à jour sur notre carte Google
Catégories : Amérique du Sud, Pérou









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