Un tour du Monde, ça crée des liens

28 05 2009

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Un petit article pour vous annoncer, outre la mise en ligne de l’extrait radio du jour, l’apparition d’une page de liens : une manière de vivre notre tour du Monde au fil de nos rencontres.

Profitons-en pour une petit rafraîchissement de mémoire, quant aux dernières nouveautés sur le site :

- la carte Google interactive, en colonne de droite et en page “Itinéraire“, mise à jour régulièrement

- la page “Photos” présentant une sélection aléatoire de nos clichés, différente à chaque rechargement

- la nouvelle formule de parrainage “5000 derniers KM

Bonne visite et à bientôt !

Iran –
Iran –


Iranian way of life

25 05 2009

La Première, Cocktail Curieux, 21.05.09

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JF nous raconte le passage de l’Iran à la Turquie

Voilà déjà un petit temps que nous avons quitté la Mer Caspienne pour rentrer dans l’intérieur des terres iraniennes afin de rejoindre la Turquie. Les gens de cette partie Nord du pays sont réputés pour être très amicaux avec les étranger… nous avons eu une semaine pour nous en rendre compte.

Iran –
Iran –

Vendredi 15 mai. Nous quittons Meshkin Shahr, son parc, ses confitures de carottes et ses pâtisseries pour nous arrêter une vingtaine de kilomètres plus loin dans le premier lac que nous rencontrons dans le pays. Le temps est à la baignade, pas de femmes en djellaba en vue… nous sortons les maillots pour un bon lavement avant de reprendre la route pour Ahar. 70 kilomètres sur la matinée, on a sous-estimé les effets de la confiture de carottes !

La ville ne paie pas de mine, une dizaine de milliers d’habitants maximum, mais l’accueil y fût inespéré. À peine arrivés, affamés, nous nous ruons vers le premier snack kebab… le patron ne nous laisse pas payer la note. On fait le plein de fruits et légumes chez l’épicier, il nous offre le tout. On passe un peu de temps dans un internet café pour pas un ryal. Mohamed, un passant qui a vu les vélos dans la rue, vient nous offrir une glace dans le cybercafé. Pur hasard ou destin du BikeWorldTour, Mohamed réapparaîtra par miracle, 100 kilomètres plus loin, dans le petit village-étape du lendemain.

Samedi 16 mai. Le paysage se transforme progressivement pour passer des larges collines aux montagnes de plus en plus abruptes. C’est superbe mais les guiboles souffrent dans ces montagnes russes ; près de 1300 mètres de dénivelé sous forme de courtes côtes autour des 10%. Sur la route, nous prenons le thé avec… deux Alsaciens à vélo, Jipi et Betty. Ils sont partis de Colmar en février, ont près de 6000 kilomètres au compteur, sont cool et en pleine forme et… ont la soixantaine ! Cliquez ici pour leur site

Une dizaine de côtes plus tard, nous arrivons à Khalvanaq où, comme dans tous les villages, les gens nous sourient, disent les deux mots qu’ils savent dire en anglais, klaxonnent, les gosses (et grands gosses) hurlent des trucs en persan ou nous demandent d’où est-ce qu’on vient… et au milieu de cet attroupement, une tête nous est familière, c’est le seul qui ne s’excite pas, Mohamed est réapparu. Il nous remplit l’estomac et nous passons une soirée tranquille fumant ensemble le narguilé en feuilletant le dico pour communiquer.

Iran –
Iran –

17 et 18 mai. Descente la tête dans le guidon par une route en terre vers la vallée de l’Aras que nous remonterons pendant deux jours. La rivière qui y coule représente la frontière avec l’Azerbaïdjan voisin. Le côté azéri a également l’air sympa mais il nous manque le visa pour y rentrer… Nous profiterons donc de leurs paysages enneigés et saluerons les soldats armés de kalachnikov depuis l’autre côté des clôtures. Les trains qui circulent à plat sur l’autre rive nous frustrent quand notre route recommence à jouer les montagnes russes, surtout que le thermomètre s’emballe et que le prochain lac se fait attendre. Visite du monastère arménien de St Stephanos (IXe siècle) et c’est déjà la pause midi… au barbecue improvisé de deux Iraniens qui nous grillent des truites fraîchement pêchées le matin. Un régal. Le lundi au soleil se termine dans l’accueillante maison de Hussein après avoir grillé comme des écrevisses une bonne partie de l’après-midi au bord du lac.

19 et 20 mai. Il est déjà temps de passer la frontière. 770 mètres de dénivelé pour notre dernière côte iranienne et pour nous donner envie de dévaliser la dernière pâtisserie avec nos derniers ryals. Les cyclistes semblent prioritaires ici. Alors que les camions, voitures et camionnettes font la file sur des centaines de mètres, nous serons de l’autre côté de la frontière en moins de 20 minutes.

Ça y est, nous sommes en Turquie. On ne rigole plus de nous et de nos shorts, on revoit les visages des filles et… le prix de l’essence est multiplié par 20 ! Ce dernier détail ne devrait pas avoir d’influence pour nous vu que notre carburant est essentiellement constitué de Coca et de pâtisseries (hé, c’est pour rire hein) mais le passage de 0,08 à 1,55€ le litre à la pompe embellit considérablement nos journées… tout simplement parce que l’équation [prix de l'essence*20 = trafic/20] se vérifie !

Turquie – l'Agra Dagi 5100m
Turquie – l’Agra Dagi 5100m

Les routes sont bonnes, tranquilles et les paysages saisissants. Nous sommes au milieu d’une région d’anciens volcans dont fait partie le mont Ararat, la plus haute montagne turque (5165 m) que nous longeons durant plus de 50 kilomètres. Les maisons typiques dans ce coin sont, tout comme les paysages, faites de pierre de lave. À 2600 mètres, quelques taches de neige subsistent encore le long de notre route mais nous entamons notre longue descente vers Van et son lac salé perché à 1600 mètres d’altitude.

Jeudi 21 mai. Une nuit dans notre maison abandonnée plus tard et le dernier épisode de notre dernière saison de Dr House consommé (appel aux internautes possédant les épisodes 12 et supérieurs de la saison 4), nous atteignons le lac sans trop de difficultés, en descente vent dans le dos. Mais ce même vent nous a apporté sa garnison de nuages bien chargés qui nous obligent à nous réfugier un bon bout de temps dans un abri militaire. Nous n’irons pas beaucoup plus loin ce jour-là car dans le prochain village, Jafar nous invite pour une soirée thé et crêpes omelette-fromage dans son humble demeure non loin du lac.

Vendredi 22 mai. Le soleil est de retour et nous parcourons tranquillement les routes les plus calmes de Turquie en suivant le rivage. Arrivés à Van, nous nous laissons attirer par la citadelle qui domine la ville et ses nombreux minarets.
Le soir, nous retrouvons Béné(dicte), une amie bruxelloise avec qui nous allons relier Istanbul pendant les trois prochaines semaines.

21 photos iraniennes

Iran –
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9 photos turques



La couverture du carnet

16 05 2009

Si comme nous, vous détestez le vélo, l’aventure et qu’en plus vous n’aimez pas lire, on a découvert un truc pour vous. Ça s’appelle « Carnets d’Aventures », c’est un magazine, et là, ils viennent de sortir un hors série consacré au voyage à vélo. C’est déjà pas mal, mais en plus, ce mois-ci JF et Anne-Laure ont leur tête et leur grand vélo en couverture ! Autant de bonnes raisons de courir se le procurer à la librairie du coin pour ceux que ça intéresse !

Carnets d'Aventures - Voyager à Vélo n°4

Place à Nico pour nous raconter ce qui se passe au Moyen Orient.

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On a donc dit adieu au Kirghizstan pour aller poser nos pneus en Iran. En arrivant ici, on pensait partir en vacances, vous savez, ce truc avec du sable, du soleil, des palmiers et tout ce qui fait rêver! Eh bien on a vite déchanté. En fait, les déserts sablonneux et les chameaux, on ne les trouve que dans le Sud du pays; au Nord, on trouve des montagnes fertiles et un climat pluvieux… et nous, on roule vers le Nord !

On a donc débarqué jeudi chez des amis cyclistes iraniens à Téhéran, énorme métropole de 14 millions d’habitants, oppressante par son activité de fourmilière et la pollution que cela engendre. Deux journées pour en faire le tour, visiter le Golestan Palace, le plus ancien palais de la ville, et monter sur une montagne avoisinante pour jouir d’une superbe vue d’ensemble. Après cette visite express, en route pour rejoindre la mer Caspienne, à 300 km de là.

Seulement voilà, l’Iran, c’est un pays moderne et l’essence y coutant moins de 10 centimes d’euro le litre, les voitures sont nombreuses et roulent vite… pas très amusant quand en plus on n’a pas le choix des routes : c’est autoroutes et grosses nationales pour tout le monde avec un trafic à rendre fou trois cyclistes en voyage. L’ambiance n’est donc pas à la flânerie bucolique pour nos premières journées iraniennes, d’autant plus que le temps n’est pas de la partie et qu’au lieu du soleil attendu, c’est un ciel couvert et de bonnes averses qui nous tiennent compagnie. Heureusement, quand vient le soir, on peut presque toujours compter sur les locaux pour nous accueillir à bras ouvert, nous tendre un verre de thé et nous promettre des routes plus calmes pour le lendemain.

Nous avons donc traversé les villes de Qazvin et Rasht, au milieu de régions fertiles, légèrement vallonnées et très cultivées, avant d’atteindre Astara et d’enfin pouvoir aller se baigner dans la mer Caspienne qu’on apercevait depuis de nombreux kilomètres mais qui restait toujours trop loin de notre route. À Astara, après une matinée de farniente (enfin du soleil!) à la plage et un délicieux sandwich offert par Aziz, lui aussi cyclotouriste et qui rêve de découvrir l’Europe, l’Afrique et l’Amérique à vélo, nous bifurquons vers l’Ouest. Nous quittons les rivages accueillants de la Caspienne pour longer la frontière de l’Azerbaïdjan et remonter dans les montagnes par une superbe vallée à la végétation exubérante… On est bien loin des images qu’on avait de l’Iran et de ses déserts !

Après avoir enfin eu une journée comme on les aime (paysages et soleil à volonté !), nous passerons la nuit dans une salle d’escalade. JF est aux anges et on a du mal à le décoller de la paroi lorsque Mehdi, le patron, nous invite à le suivre déguster un kebab (notre nourriture de base en Iran) et passer la soirée dans des thermes non loin de là où une source d’eau chaude (42°C, waouw) nous lavera de ces quelques journées passées dans les échappements de poids lourds. Un thé pour finir la soirée et il est déjà 3h ; nous nous écroulons sur les tapis de la salle pour une courte nuit réparatrice avant de mettre la cap le lendemain sur MeshKin Shahr en faisant le tour du volcan Sabalan (4811 m) et de son chapeau neigeux.

Il nous reste près de 500 km pour atteindre la frontière turque. Sur la carte, les dernières routes iraniennes ont l’air plus petites, on passe du rouge « nationale » au jaune « régionale » ; pas d’axe inter-villes mais des petites routes qui serpentent entre les villages… Enfin, c’est ce que l’on espère !



Chirchik Ashuu Challenge

6 05 2009
Kirghizstan –
Kirghizstan –
Kirghizstan –
Kirghizstan –
Kirghizstan – On longe la chaine du Pamir vers Osh
Kirghizstan – On longe la chaine du Pamir vers Osh
Kirghizstan – JF en berger kirghize
Kirghizstan – JF en berger kirghize
Kirghizstan –
Kirghizstan –
Kirghizstan –
Kirghizstan –

20 nouvelles photos kirghizes


Road Trip China - Kyrgyzstan
envoyé par BikeWorldTour

Une fois passée la frontière sino-kirghize, l’asphalte se transforme vite en piste poussiéreuse et difficilement praticable à vélo. Elle longe la limite Nord de la chaîne montagneuse du Pamir et la frontière du Tadjikistan. À Sari-Tash, on rejoint la nationale M41 qui vient du Sud et qui remonte vers Osh entre de magnifiques montagnes enneigées. On passe le Taldik Ashuu, un col glacial à plus de 3600 mètres, puis une vallée verte et pleines de troupeaux nous ramène vers la petite ville de Gülchö.
S’ensuit alors une nouvelle côte de 20 km qui rajoute 1200 mètres à l’altimètre et qui nous conduit au col de Chirchik Ashuu.
Ce col, à la limite entre les hauts alpages kirghizes et les premières neiges, annonce 60 kilomètres de descente vers la ville de Osh, vers la vallée, la bonne bouffe et les températures plus clémentes.

C’est à cet endroit, bien caché dans un terrier, que nous avons déposé le 26 avril un paquet plein de surprises pour les équipes cyclistes sans frontières qui nous suivront sur cet itinéraire dans les prochains mois :

- 12000km : Trois jeunes Belges à vélo qui relient New Delhi à Liège en six mois. Ils attendaient l’ouverture des cols sur la Karakorum Highway pour relier le Pakistan à la Chine et descendre sur la ville de Kashgar. Ils devraient ensuite passer au Kirghizstan via le Eerkech Tam Pass et redescendre sur Osh en croisant le colis secret.

- Le temps d’1 tour : Toujours incertains sur leur itinéraire en raison des visas russes et mongols difficiles à obtenir, Thomas et Clément pourraient bien revenir sur nos traces vers l’Ouest de la Chine et le Kirghizstan.

- Ça RoOule : Deux jeunes Français à vélo autour du monde depuis plus de neuf mois, ils sont tombés sur notre site en cherchant des infos pour les visas d’Asie Centrale. Peut-être un parcours similaire au nôtre depuis Lanzhou, un passage au Kirghizstan et un vol entre Bishkek et Téhéran.

Pour que le jeu fonctionne, il est important d’en respecter la seule et unique règle : les premiers qui passeront par le Chirchik Ashuu et trouveront notre paquet devront en laisser un autre pour les suivants.

On en profite pour vous faire partager une vidéo envoyée par Thomas et Clément lors de leur découverte de notre boîte surprise au bord du Lac Titicaca il y a plus d’un mois. En raison des blocages internet en Chine et des mauvaises connections kirghizes, nous la découvrons seulement aujourd’hui. Merci les gars !

Kirghizstan –
Kirghizstan –

On a également rajouté une petite série de photos prises sur la route entre Osh et Bishkek, 600 kilomètres parsemés de lacs, de montagnes et de shots de vodka.

Nous avons été accueillis comme des rois par Almaz, rencontré par hasard sur la route de la capitale et qui nous a promené ces derniers jours dans les endroits les plus hypes de Bishkek : pizzeria, bains russes, discothèques, …

Notons aussi une chute de l’appareil photo à 50km/h sur le macadam qui s’est soldée par un objectif 50 mm en milles morceaux… 50m de roulé-boulé sur l’asphalte et le boîtier fonctionne toujours…

Depuis ce matin, on est en Iran.


Merci les Belges
envoyé par tomvimines


Le bulletin de la Chine

2 05 2009

Cocktail Curieux, La Première, jeudi

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Après 3316 km pédalés et 52 dodos …

On n’a pas aimé :

La dureté des banquettes du train Shanghai - Pékin, l’eau chaude au gras de mouton servie avec du pain sec, le manque d’efforts de la part des Chinois pour dialoguer, le goût de l’alcool de riz, les policiers tendus, les nouilles matin-midi-soir, les rots à l’œuf pourri à trois dans une tente, l’épisode où le Dr Chase se tape le Dr Cameron, les bus-couchettes pour nains, la brume qui bouchait les paysages, sortir du pays en ne sachant toujours dire que bonjour-Belgique-merci, les tronçons de 200 km de route en travaux, la précision de nos cartes routières, les coups de klaxon dans les tympans, réfléchir à un nouvel itinéraire toutes les deux semaines, l’eau chaude comme unique boisson, l’élimination des Diables Rouges, reporter indéfiniment la nuit dans la Muraille, manger du maïs avec des baguettes, …

On a aimé :

Les petits ascenseurs bleus, la puissance de l’alcool de riz, danser sur le bar du Sofitel de Pékin, jouer au tennis dans la Cité Interdite, trouver un peu de viande au milieu du gras de mouton, le Showerclub de Urumqui, pister la Grande Muraille sur 4000 km, manger à trois pour 1,5€, boire des bières spéciales au Consulat belge de Shanghai, passer des cols dans la neige, nos duvets quand il gelait hors de la tente, manger 4 kg de chocolat en 4 jours, les séances d’autographes pour les enfants, appeler l’ambassade de Pékin quand on est coincés, dormir étouffé sous 50 kg de couvertures, n’ajouter que 3 nouvelles crevaisons en 3000 km, le chameau qui a vomi sur Nico, les cerisiers en fleur, un seul jour de pluie en presque deux mois, courir le Hash de Shanghai, la qualité de l’asphalte à travers tout le pays, les campements d’ouvriers à l’heure des repas, entendre dire qu’en Belgique c’est la crise, sentir le printemps arriver, la vitesse des connexions internet, un feu de camp à la bouse de yaks, mimer la diarrhée pour acheter des médicaments, dire merci en quatre langues pour se faire comprendre, continuer notre enquête mondiale « qui de Michael Jackson ou des Beatles est le plus connu ? », le pain ouïghour qui sort du four, pouvoir avaler un Pez quand le Dr House prend de la Vicodine, Hotel California chanté par un guitariste en ouïghour, la couleur de l’eau du bain après 10 jours sans se laver, …


Fou rire
envoyé par BikeWorldTour