Le Raid de la Semois partenaire du MSF BikeWorldTour

22 07 2009

[update] La Première, Cocktail Curieux, ce jeudi 23 juillet au cœur des Alpes françaises

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Ça se passe à Chiny le 6 septembre prochain. Nous y participerons probablement tous les trois.

Quatre épreuves : kayak, course d’orientation, VTT et tir à l’arc.

1€ par équipe inscrite sera reversé à MSF via le BikeWorldTour.

Nous vous attendons sur la ligne de départ !

Toutes les infos sur www.raiddelasemois.be


 
Dimanche dernier, l’émission “Les Belges du Bout du Monde” d’Adrien Joveneau était consacrée au BikeWorldTour.

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Pomme made in Italia
envoyé par BikeWorldTour


Dolomiti - Italia

16 07 2009

[update] La Première, Cocktail Curieux, ce jeudi 16 juillet en direct d’Italie

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De l’Adriatique aux Dolomites, par JF

Italie –
Italie –

Une vingtaine de kilomètres de route en fond de vallée pour atteindre la frontière slovène : ça y est, nous quittons la Croatie en même temps que les amis avec qui nous terminions de traverser l’Istrie à coups de pédales… mais aussi d’azimuts dans les bois et de cliquetis de dégaines sur les rochers.

- Bonne route les gars, au 15 août !
- Bonne autoroute, hé opgelet aux radars hein fieu.

Leur retour prendra une bonne journée, notre option prendra un bon mois.

La Slovénie, notre plus petit pays, 30 kilomètres seulement. Le temps de se rendre compte que nous sommes de retour dans l’Union Européenne et d’acheter un tube de colle pour rustines… en euros. Sur ce coup le BikeWorldTour perd un peu de son exotisme. On se rassure en ne pigeant toujours rien à cette langue slave crachée autour de nous et à ce qu’il est inscrit sur les panneaux routiers… nous sommes encore loin de la maison !

Une piste cyclable slovène nous emmène à la prochaine frontière. Au bout de cette piste, une autoroute. Nous entamerons donc notre traversée du Nord de l’Italie par une 2×3 bandes qui nous propulse dans Trieste. La mission dans cette ville : trouver une carte de l’Italie. Au vu des résultats du derniers concours BikeWorldTour sur les objets perdus, nous mettrons à l’actif de Julien et moi les pertes consécutives des deux cartes italiennes que nous avions encore il y a moins d’une semaine…

Italie –
Italie –

La carte trouvée, nous nous extirpons de cette ville bruyante pour aller profiter de quelques kilomètres de côte Adriatique avant de rentrer dans les terres. C’était la dernière mer de notre tour du monde (à moins que nous fassions un détour par Ostende ?). Pour ménager quelque peu ma cheville droite encore gonflée et fragile, nous choisissons d’entamer cette traversée italienne par deux jours de plaine. C’est tout plat mais la tête est déjà dans les montagnes : les contreforts des Alpes forment un vrai mur cent kilomètres devant nous et nous allons droit dedans. Au plus nous nous rapprochons d’elles, au plus les Dolomites paraissent verticales et impénétrables. La coupure nette avec la plaine est impressionnante et les gros nuages noirs coincés sur les sommets accentuent l’effet imposant de ces montagnes.

Italie –
Italie –

Dimanche 12. Déjeuner ciabatta-Nutella (il faut manger local n’est-ce pas ?) et c’est parti à l’assaut du premier col d’une longue série alpine. La route s’est trouvé une vallée et a creusé des tunnels pour traverser ce mur dont je vous parlais hier. C’est joli, vert et rocheux à la fois, parfois même turquoise quand nous longeons lacs et torrents. Seuls les motards du dimanche sont là pour nous gâcher un peu l’environnement en crachant des décibels à chaque sortie de virage. Vivement le milieu de semaine.

Après 1200 mètres de dénivelé sur la journée, nous atterrissons dans un petit village de montagne au pied du prochain col, que l’on se garde pour le lendemain. Ce soir il y a mieux à faire, le litre de vin au bar de la kermesse n’est pas cher…

Italie –
Italie –

Lundi 13. Nous nous réveillons pas trop tôt, la vallée profonde laissant de l’ombre sur les tentes jusque neuf heures. Un petit déjeuner au soleil et nous partons pour l’échauffement de la journée, 700 mètres de dénivelé jusqu’au sommet. Ma cheville va mieux, je parviens même à l’oublier en pédalant. Le ciel est en forme aussi, plus un nuage au-dessus de nos têtes. Nous apprendrons plus tard que cela faisait deux semaines qu’il pleuvait sur les Dolomites, mais que le soleil est annoncé pour les prochains jours. On profite donc un max de ces paysages grandioses. Nous slalomons entre ces ilots montagneux aux falaises d’à pic de plus de 1000 mètres. En descente on se prend pour des motards. On sort le genoux dans le virage, le regard déjà porté sur la prochaine courbe.

- 50 km/h en sortie de tournant, me crie Nico
- Ma sacoche avant a raclé l’asphalte ! lui répondais-je.

Après plus de dix mois et des centaines de descentes, on pourra bientôt concurrencer les grosses cylindrées nippones…

En fond de vallée, on se rappelle que ce n’était qu’un échauffement. Nous sommes à 600 mètres et l’objectif du jour se trouve à 1900. Heureusement que les Italiens ont inventé le parmesan et autres charcuteries locales pour nous faire avancer.

900 m d’altitude : Un tunnel de deux kilomètres. Pour les cyclistes, il faut savoir qu’un tel “obstacle” n’est pas des plus réjouissant. Seul le fait de savoir que l’on évite une côte supplémentaire nous réconcilie un peu avec lui. Pour le reste, c’est cassage de tympans par la ventilation, les motos et camions (on a l’impression qu’ils sont à côté de nous 500m avant et après le dépassement), de bonnes bouffées de CO et la trouille de se faire accrocher du fait de notre faible visibilité.

950 m : Sortie du tunnel, on remet les lunettes.

1050 m : “Les beaux paysages ça se paie cash” s’essouffle Julien.

1200 m : En temps normal, je déteste le vent de face. Aujourd’hui je le regrette un peu. Ce maudit vent de dos souffle pile à la même vitesse que notre allure. Résultat, pas une goutte de ma transpiration au saucisson ne s’évapore, je suis comme dans le plus chaud des saunas.

1250 m : Nico s’élance à la course avec une VTTiste en danseuse dans les lacets. Il la laissera sur place.

1350 m : Un panneau 15%.

1500 m : Un panneau 18%.

1550 m : On souffle cinq minutes.

1650 m : Je suis sur la première vitesse.

1655 m : Sur la première vitesse, en danseuse.

1660 m : Je m’arrête et me rue sur la sacoche contenant baguette et miel, j’avais des étoiles devant les yeux.

1720 m : Sur une table de pique-nique, Jul et Nico ont eu le même symptôme que moi un kilomètre plus tard.

1918 m : Nous avons vaincu le col de San Pellegrino (tiens j’ai déjà bu ça quelque part), nous sommes au milieu d’alpages découpés sur leurs hauteurs par de grosses remontées mécaniques. Les stations de ski en été (et en hiver aussi en fait), c’est très moche. Il est sept heures. CQFD.

Descente de dingue (78 km/h quand même hein) vers la prochaine vallée. Brusque freinage à 1310 mètres d’altitude, un abri en béton sur la gauche de la route. Vue imprenable sur les crêtes découpées par le coucher du soleil, endroit idéal pour le bivouac.

Italie –
Italie –

14 juillet. Nous ne sommes pas encore en France, dommage on rate sûrement une bonne fête de village. La sortie des Dolomites se fait comme à l’entrée, un bon gros col. Cette fois-ci, la descente est plus longue que la montée. De 1755 mètres, nous plongeons à 300 mètres. Nous sommes dans le Sud-Tirol, à Bolzano. C’est de cette ville, dans un bon vieux cyber-café que nous vous écrivons cet article. Notre PC portable nous ayant lâché il y a quelques jours, nous retrouvons nos bonnes vieilles méthodes africaines (nous avions ce PC depuis Buenos Aires). Fini le confort de taper l’article confortablement installé dans la tente. Finis les retouches photo et les montages vidéos en musique. Un expert informaticien va peut-être d’ici peu nous souffler des conseils pour régler cette affaire.

Et dans le futur…

Dimanche 19 juillet, 9h10 : le BikeWorldTour dans l’émission “Les Belges du Bout du Monde” avec Adrien Joveneau sur La Première. Ne ratez pas dimanche prochain ces 40 minutes de radio que nous avons enregistrées depuis le Kosovo !

Italie –
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11 photos italiennes



La course d’orientation par le détail

14 07 2009

par Julien

Croatia Open 2009Voici un petit article technique pour tenter d’expliquer au plus grand nombre ce sport qui est à la base de notre trio : la course d’orientation (bon Nico est VTTiste  pur-sang mais on l’a rencontré parce qu’il « se tape » une orienteuse…).

Le concept de base est simple : il s’agit de parcourir, dans un temps minimum, un parcours dessiné sur une carte et matérialisé par un ensemble de balises disséminées dans la forêt. La course est individuelle, chaque concurrent démarrant à intervalle régulier. Comme ne cessent de le répéter ses plus fervents défenseurs, la course d’orientation associe la condition physique et la navigation, la tête et les jambes.

Pour ce faire, le coureur dispose d’une boussole (ou pas) et d’une carte spécialement conçue pour ce sport : à grande échelle et comportant de multiples détails qui aident à la navigation à travers tout (bancs, souches, formes de relief, courabilité du bois, etc.).
Une puce électronique embarquée permet de pointer ses passages aux balises et de connaître ensuite les temps intermédiaires entre chacune d’elles.

Croatie – Nico le chevronné
Croatie – Nico le chevronné

Quelques principes de base pour comprendre la suite de l’article :
- la forêt est représentée par la couleur blanche et les différents tons de vert. Plus le vert est foncé, plus la forêt est impénétrable et donc la course lente (le vert « caca d’oie » représente les propriétés privées)
- le jaune représente les clairières, prairies et autres champs cultivés
- le noir est utilisé pour les chemins, les rochers et les bâtiments
- les lignes brunes sont les courbes de niveaux (voir cours de géographie 5e secondaire)
- le bleu est utilisé pour l’eau et tout ce qui s’y rapporte.

Voilà c’est basique mais ça permettra aux non-initiés de suivre le trajet sur la carte.

La compétition à laquelle nous avons pris part s’étalait sur trois jours. Une course sprint (généralement en milieu urbain ou en parc, temps du vainqueur 12-15 min), une moyenne distance (35 min) et une longue distance (90 min). Pour assurer le spectacle et l’émulation dans le groupe, nous nous étions tous inscrit dans la catégorie « élite », les parcours les plus longs et les plus durs techniquement. En raison des points « World Ranking » mis en jeu lors de ces trois jours, quelques grosses pointures internationales avaient fait le déplacement, assurant un niveau très élevé autour du podium.

Je vais vous raconter ici les deux premières des trois étapes. L’idéal étant de lire le texte avec la carte ouverte dans une autre fenêtre (en cliquant sur l’extrait) pour passer de l’un à l’autre rapidement. Certains trouveront cela ennuyant… certes… mais  ça diversifie un peu le site et cela fera peut-être naître des vocations…

Croatia Open, 09.07.03, sprint3 juillet : sprint

Rendez-vous dans le petit village de Fužine, que nous avions traversé la veille à vélo pour rejoindre Delnice. Ayant comme à mon habitude oublié de m’équiper en conséquence, je m’élance vers le départ avec une boussole empruntée à François et mes chaussures usées jusqu’à la corde après 21000 km de vélo.
Je pars dans les derniers. J’ai  déjà pu croiser certains arrivés et je connais donc les temps de référence aux différents endroits de la course.
Les élites s’élancent toutes les deux minutes dans les bois. Je m’efforce d’avoir l’air sérieux avec mon équipement de touriste en m’échauffant au milieu des Suédois bariolés de sponsors de la tête aux pieds.
Je reconnais vaguement la tête du type qui part deux minutes devant moi. Un immense blond dont les jambes m’arrivent aux aisselles. Lorsque le commissaire de course l’appelle, je fais tilt : David Andersson. Je le revois, médaille autour du coup avec l’équipe suédoise qui remporta le championnat du monde junior en Espagne il y a huit ans. Entre-temps, j’ai étudié, j’ai surtout guindaillé, et je ne me suis plus beaucoup entraîné. J’espère que lui non plus. Mais vu son assurance, j’en doute fort…

2 minutes. 1 minute. 5 secondes. Top. Après 20 mètres, j’attrape ma carte et je la lis en un éclair, le temps de passer au point de départ (triangle sur la carte). Je fonce vers les terrains de tennis, un repère majeur sur la route vers la première balise. Une rapide évaluation de la position du poste par rapport aux terrains et je coupe dans les bois. Je perds quelques secondes en allant chercher dans un fossé plus loin mais je trouve vite le poste. Parfait pour se mettre en confiance.
Poste 2: Deux choix de cheminement. Gauche et droite des habitations (les zones « caca d’oie » sont interdites). A droite zone de vert foncé difficile à traverser, je choisis l’option de gauche. Je fonce sur l’asphalte.
Poste 3: Contour du bâtiment par la droite. Les concurrents qui me précédent ont déjà fait une belle trace à travers la zone verte. Ça passe bien. Je vois bien la vallée. Je monte sur le nez. La Balise est là. Bip.
Poste 4: je reste sur le flanc en essayant de garder la courbe de niveau. Dans la vallée j’attrape le sentier. Bifurcation de gauche. Quand le sentier commence à disparaître, je remonte légèrement. Le poste doit être là…
À ce moment, je vois débouler le fameux David Andersson à pleine vitesse qui passe à proximité de la balise… Oh merde je suis déjà revenu sur lui ? Ma forme est bien meilleure que ce que je pensais… Je passe par la balise et m’élance à sa poursuite, en essayant de ne pas le perdre de vue.
Poste 5: Ce n’est qu’en arrivant au carrefour dans le village que je comprend… Pas de balise 5 par ici… il va à la 8, il a fait une boucle en plus… Je suis trop con…
Je ne perd pas le moral pour autant… je cours contre les autres Belges, David Anderson est sur une autre planète. En remontant à travers la sapinière vers la balise 4, je chute et explose ma boussole. J’ai de l’huile partout. Elle ne me sera pas très utile pour la fin de la course mais c’est pas la mienne…
Depuis la 4, je remonte vers la zone dégagée. Je la quitte par la petite clairière au sud qui m’évite de traverser du vert foncé trop longtemps. Je passe par le sommet un peu rond puis descend vers le poste en me dirigeant grâce à la pairie située en contrebas.
Poste 8: Cette fois je connais. Je dévale la colline en repassant par le poste 4, continue jusqu’au village et trouve la balise au coin d’un parking privé à l’arrière d’une maison.
Poste 9: J’hésite une demi seconde à faire le grand tour par la route vers la gauche. Finalement j’opte pour la trajectoire la plus courte. Petit pont, champs puis à travers tout en remontant vers le haut du village. Beaucoup de traces d’autres coureurs, ça aide. Arrivé au sommet du second champs à bout de souffle, je coupe entre les deux bâtiments. Le poste est dans la grand rue, sur le coin d’une maison.

Croatie – Julos n'en peut plus
Croatie – Julos n’en peut plus

Poste 13: je commence à être dans le rouge. Un rapide coup d’œil à la carte et je me rends compte que j’ai fait une seconde grosse bêtise: j’ai oublié la balise 10. Meeeeeeeerde. Je repars à l’envers pour une seconde boucle 10/11/12 (obligé de prendre toutes les balises dans l’ordre : si je reviens à la 10, je dois repasser par les 11 et 12 avant d’attaquer la 13).
Après avoir repointé la 12, je descends en sautant la volée d’escalier, rentre dans l’enceinte de l’église et trouve la balise 13 dans un coin, à l’arrière du bâtiment sacré.
Poste 14: Volée d’escalier pour se retrouver sur la route. Premier embranchement à gauche. Seconde volée et la balise est derrière le coin d’une maison.
Poste 16: Je suis à nouveau dans le rouge. Plus assez de concentration. Erreur de navigation et je fais le tour du bloc par la gauche (le meilleur cheminement était par la droite). Je perds encore quelques secondes.
Poste 17: Remonter la rue principale, s’engouffrer dans un petit sentier qui redescend vers le lac. Au pied des escaliers se trouve la balise spectacle (17) à coté de laquelle se trouve la bande des rigolos qui m’obligent, selon notre tradition, à affoner une bière avant de reprendre la route. Ça amuse beaucoup les autres spectateurs et je remonte le ventre lourd vers les quatre dernières balises qui forment une petite boucle autour du barrage. Andersson a sûrement déjà pris sa douche…

Résultats

1 - David Andersson - SWE - 14:27
14 - Jean-Baptiste Colomb - FRA - 18:38
16 - Christophe Bernard - BEL - 19:32
18 - Julien Goubau - BEL - 20:18
26 - François Hanzen - BEL - 24:33
27 - Nicolas Casteels - BEL - 32:44

1 - Marit Kahrs - NOR - 17:13
7 - Séverine Vandermeulen - BEL - 19:19

Croatia Open, 09.07.04, middle4 juillet : moyenne distance
Carte beaucoup plus technique que la veille : relief détaillé comportant de nombreuses « dolines » (sortes de collines inversées due à l’érosion calcaire). 4,7 km à vol d’oiseau entre le départ et l’arrivée, 125 m de dénivelé positif.

Poste 1: N’ayant plus tenu de cartes techniques comme celle-ci en main depuis des années, il va falloir y aller tranquille pour ne pas se planter. Je fonce plein pot jusqu’à la petite maison puis je pile sur les freins avant de rentrer dans la forêt.
L’échelle est différente de la veille. Ça perturbe toujours un peu au début. Je vois bien le croisement des chemins, je prends à droite. Après 100 m, je m’enfonce dans les bois. Je contourne la première dépression (gros trou), puis la seconde, je vois les deux petits sommets, le poste est bien là entre les deux. Bon boulot. Parfait pour la confiance.
Poste 2: Ne surtout pas s’emballer. Ne pas aller trop vite. Toujours savoir où je suis. Je pars vers le second poste à la boussole. Je croise le chemin. Je vois la grosse doline que je contourne par la droite. Je pique vers la dépression suivante. Le poste doit être au bout, dans un trou. Il est là. Bip.
Poste 3: Je retrouve le chemin, traverse la clairière, vois l’énorme doline profonde sur la droite. Juste après je quitte le chemin et navigue doucement entre les trous. Pouf pile sur la balise. Vraiment trop gai.
Poste 7: Je commence à prendre doucement mes marques sur ce type de terrain, pas encore de faute technique. J’accélère un peu le rythme. Je quitte la 6 à l’azimut vers la clairière. Je croise le chemin au sommet de la colline et plonge vers la forêt en contrebas. Je passe entre les deux grosse dolines sur un « pont » puis trouve la suite de dépressions qui me mènent directement à la septième balise.
Poste 10: Depuis la neuvième balise, je suis revenu sur le coureur parti avant moi. Un nordique tout blond, facile à repérer dans cette forêt dense. Je fais une légère courbe entre les deux balises, pour rester en vue des trois dépressions qui forment une autoroute vers mon objectif. La forêt est plus dense qu’ailleurs. J’entrevois parfois le dos de mon lièvre à travers les taillis. Il met quelques secondes à trouver la balise. Je reviens sur lui et on ressort ensemble du trou.

Croatie – Jib meilleur en gobelet qu'en CO
Croatie – Jib meilleur en gobelet qu’en CO

Poste 11: Fidèle à mes faiblesses du passé, cette course sans faute et la vue de ce coureur me donnent un excès de confiance dont je me serais volontiers passé. Je quitte le Finlandais qui est parti tout droit à travers tout et je me lance à fond vers le chemin. Je vois le premier croisement, l’angle… j’accélère encore. Puis d’un coup, je perds la trace du chemin qui se perd entre les trous. Pas grave. Je sais plus ou moins où je suis. Le poste doit être là.
Non pas là. Là alors ? Non plus. Dans ce trou-là ? C’est pas possible. Merde. Petite panique à bord. Je revisualise sur la carte l’itinéraire jusqu’ici. Rien ne correspond. Je vais me recaler plusieurs fois sur la grande clairière au nord-est. Je le trouve finalement après 6 longues minutes de « jardinage ». Le moral à zéro.
Un autre guerrier blond venu du nord surgit à ce moment et je me cale dans son sillage jusqu’à la 14e balise, le temps de reprendre mes esprits.
Poste 15: Je fais un choix différent de celui de mon lièvre. Je retrouve la cabane de mon premier poste puis j’oblique vers le gros chemin qui me conduit tout près de la balise. Une attaque à allure modérée. Entre les deux dépressions, une clairière droit devant. Le trou de gauche. Hop c’est dans la poche.
Encore quatre longues minutes perdues à la 17e balise suite à un azimut un peu imprécis. Dans ce type de forêt, ça ne pardonne pas. Et il faut du temps avant de se recaler sur un objet dont on est sûr.
Trois dernières balises faciles dans les champs, un gobelet de bière offert par JF et un sprint difficile pour terminer cette deuxième étape.

Croatie – Sev qui court toujours
Croatie – Sev qui court toujours

Résultats

1 - David Andersson - SWE - 31:34
9 - Christophe Bernard - BEL - 42:01
16 - François Hanzen - BEL - 51:43
20 - Jean-Baptiste Colomb - FRA - 58:12
21 - Julien Goubau - BEL - 58:27
30 - Nicolas Casteels - BEL - 88:41

1 - Karoliina Sundberg - FIN - 30:35
6 - Séverine Vandermeulen - BEL - 40:59

Ça vous tente d’essayer un parcours (pour débutant, confirmé, marcheur ou coureur) un de ces prochains week-ends ? Allez faire un tour sur le calendrier des organisations belges sur www.frso.be.

Croatie – Repas gastronomique
Croatie – Repas gastronomique
Croatie –
Croatie –
Croatie – Après la pluie...
Croatie – Après la pluie…
Croatie – Nature des Balkans
Croatie – Nature des Balkans
Croatie – ...Ne revient pas toujours le soleil
Croatie – …Ne revient pas toujours le soleil
Croatie – Franz au 6ème ciel
Croatie – Franz au 6ème ciel

13 nouvelles photos croates



BikeWorldTourisme

7 07 2009

Séverine et François nous relatent leurs impressions après dix jours de bikeworldtourisme intense…

Croatie –
Croatie –

Samedi 27 juin. La musique et les cocktails de Couleur Café encore dans la tête, François, Jean-Baptiste, Christophe et Séverine s’élancent vers la Croatie à la rencontre des Bikers. Notre point de rendez-vous, nous venant du nord et eux venant du sud, se situe près de Zadar, le long de la mer Adriatique. Les retrouvailles euphoriques se fêtent plus ou moins dignement, accompagnées de bonnes Duvel, de chocolats belges et de bains de minuit avec les oursins.
Après deux semaines pluvieuses de vélo à toute allure à travers les Balkans pour nous retrouver à temps, les jours qui s’annoncent en notre compagnie s’annoncent comme de véritables vacances pour nos Bikers tatoués.

Croatie – Rando à Plakenica
Croatie – Rando à Plakenica

Après une journée de randonnée « pas piquée des hannetons » dans le parc national de Paklenica, Jean-Baptiste, Christophe et François découvrent la journée typique d’un cycliste du BWT. Nous roulons donc trois jours avec eux à raison d’une septantaine de kilomètres par jour… Ben oui, tout le monde n’a pas leur condition physique et 20 000 km dans les jambes ! Nous longeons d’abord la mer de couleur turquoise avant de grimper vers l’intérieur du pays en passant par un col à 900 mètres d’altitude et ses côtes à 17%…

Croatie – Franz dans du 6a
Croatie – Franz dans du 6a

Ces trois jours sont également l’occasion pour JF de retrouver quelques sensations de varape sur les falaises croates en compagnie de Franz. Les voies d’escalades proposées dans le parc de Paklenica sont somptueuses et feront très certainement l’objet de vacances « grimpe intensive » dans un futur proche.
Des mouvements de mutant, petits grattons et autres « maxi bacs » plein la tête, cela vous joue des tours… JF en oublie sa cheville malade sur le chemin du retour et se fait une belle entorse.

Malgré tout, il garde le moral et devient de facto coach de l’équipe des Wildy Pigs qui s’apprète à prendre part à trois jours de course d’orientation (= course à pied en forêt avec une carte et une boussole), sport pratiqué par JF et Julien lorsqu’ils ne sont pas sur une selle. Les bikers sont moins à l’aise que sur leurs vélos mais s’en sortent toutefois de belle manière. Julien, malgré une foulée raidie dite « foulée du cycliste » ou « foulée playmobil » prouve qu’il n’a pas tout oublié de son sport favori… Il parviendra d’ailleurs à ne perdre aucun objet dans les bois et à ne casser qu’une boussole.

Croatie – Repas gastronomique
Croatie – Repas gastronomique

Nico, pour sa part, malgré l’absence de guidon, prend beaucoup de plaisir et se débrouille plus que bien dans ce sport où il est quasi débutant… il déplorera toutefois l’absence d’un ravitaillement « bouffe » pendant la course (un article BWT sans parler de repas n’est pas vraiment un article BWT). Cliquez pour les résultats de ce Croatia Open 2009.

Les nuits passées lors de la compétition ayant été écourtées à plusieurs reprises par les prestations lyriques remarquées et remarquables de troubadours croates, nous quittons la ville de Delnice en direction de Rijeka pour une dernière nuit tous ensemble sur un mini sommet (432 m) au nom chantant : « Veli Vrh ».

Retrouver nos amis, partager leurs délires, écouter leurs aventures et vivre au rythme du sport et de la fête ont fait de cette semaine des retrouvailles mémorables!
Voilà qui présage une excellente dernière étape et arrivée à Bruxelles… Mais avant cela, il faudra passer la Slovénie, l’Italie, la Suisse et la France, pays réputés pour leurs cols diaboliques! Et dire qu’ils font ça depuis presqu’un an…

Croatie –
Croatie –
Croatie –
Croatie –
Croatie – ...Ne revient pas toujours le soleil
Croatie – …Ne revient pas toujours le soleil
Croatie – Nico le chevronné
Croatie – Nico le chevronné
Croatie –
Croatie –
Croatie – Non loin de la frontière slovène
Croatie – Non loin de la frontière slovène

21 photos croates


Machine à laver
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Les malheurs de Sophie

1 07 2009

[update]La Première, Cocktail Curieux, ce jeudi 2 juillet en direct de Croatie

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Ça devait être des vacances de rêve. Une grosse semaine de vélo entre Istanbul et Sofia. 600 km à travers les nombreux parcs naturels situés dans le massif du Rodopi, entre la frontière grecque et la capitale bulgare.

Pour la convaincre, je lui avais parlé du soleil turc, des lacs et des torrents limpides, des montées très courtes et des descentes sans fin. Et ça avait fonctionné. Elle avait réussi à arracher dix jours de congé à son cabinet ministériel, et me demandait encore la veille du départ par e-mail si elle devait prendre une veste de pluie et autre chose que des sandales à se mettre aux pieds… Après avoir embarqué un bikini et un grand essuie de bain, elle avait encore beaucoup de place dans ses sacoches.

Turquie –
Turquie –

Au début, tout s’était passé comme prévu : elle avait atterri à Istanbul à l’heure. Il faisait tout bleu. Nous étions tout les cinq accueillis comme des rois dans le gigantesque appartement d’Aydan, une amie rencontrée en Erasmus quelques années plus tôt. Le soir-même, nous avons loué un bateau avec des amis turcs pour faire la fête à bord en remontant doucement le détroit du Bosphore. Le lendemain, JF et Nico étaient parti à vélo vers la frontière grecque et nous avions profité d’une journée supplémentaire avec Béné sous le soleil de Turquie avant d’embarquer dans un train en direction d’Edirne.

Une arrivée au milieu de la nuit, un bivouac à la belle étoile dans un champ de blé et un réveil avec les premiers rayons du soleil… jusque là c’était parfait…

Bulgarie –
Bulgarie –

Mercredi 17. C’est alors que tout a commencé. Un kilomètre après le premier coup de pédale, la roue arrière de Sophie nous obligeait à faire notre première pause mécanique pour réparer cinq crevaisons. Elle établissait par la même occasion un nouveau record dans l’histoire de notre voyage. A force de nous voir nous acharner sur cette chambre à air, le patron du bistro voisin nous invite pour le petit déjeuner. Une dernière tasse de çay et on s’élance enfin pour les ultimes kilomètres turcs. Nous traversons alors une première frontière sous l’œil inquisiteur du douanier qui ne semble pas reconnaître ma tête sur le passeport, parcourons 40 km en territoire grec sans rien comprendre de ce que nous lisons ni de ce que l’on nous raconte, et nous voilà en Bulgarie. Le reste de la journée se passe sans encombre, au milieu de paysages qui ressemblent à la Toscane selon les critères de Sophie, ou à la Gaume selon les miens. Le débat était intense. Malgré une fin de journée raccourcie par une série de gros orages, le compteur affiche un joli 94 km lorsque nous plantons la tente dans une clairière humide non loin du petit village de Krumovgrad. Habitué depuis quelques mois à être accueilli chez l’habitant, je retrouve avec beaucoup de plaisir les joies des nuits sous la tente, des pâtes brulées au fond de la casserole et des gros insectes cachés le matin au fond des chaussures.

Jeudi 18. Il pleut toute la nuit. Au réveil, tout est trempé. Un bon café chaud et l’illusion donnée par des bouts de ciel bleu qui apparaissent à l’horizon nous redonnent assez de courage pour remonter en selle. Ayant reçu la certitude, statistiques à l’appui, que la Bulgarie était un pays ensoleillé et chaud, la pluie ne nous apparaissait, après deux jours de voyage, que comme un manque évident de chance, un accident de parcours.

C’est lors de cette seconde journée de vélo qu’il est apparu de plus en plus évident que les distances sur la carte à partir desquelles j’avais établi mes calculs kilométriques étaient environ 20% inférieures aux distances réelles. En plus d’être un mauvais météorologue, je devenais également aux yeux de Sophie un très mauvais cartographe.

Bulgarie –
Bulgarie –

Les journées suivantes se déroulent en grande partie sous le soleil, ce qui me fait remonter petit à petit dans son estime, mais le relief de plus en plus montagneux ne nous permet plus, malgré la bonne forme physique de Sophie, de dépasser les 80-85 km par jour.

Le vendredi soir, après une pause dans la ville de Smoljan, nous nous lançons dans le premier col digne de ce nom : pas loin de 900 m de dénivelé pour atteindre l’entrée sud de notre premier parc naturel qui abrite, selon les panneaux informatifs, des ours bruns et des loups. Ambiance donc lors du bivouac à la belle étoile quelques kilomètres sous le col.

Le lendemain matin, nouvel incident majeur : très fier de reprendre le rôle de chef mécano en l’absence de Nico, je mets un peu trop d’énergie pour regonfler le pneu arrière de Sophie et j’arrache la pipette. Comme elle m’avait certifié que « de toute façon j’ai jamais crevé », on n’avait pas cru bon de s’encombrer d’une chambre à air de secours. On perd donc la matinée à redescendre à Smoljan en stop, à chercher une chambre à air de 28“, puis à aller forer un trou plus large dans sa jante pour faire passer la nouvelle pipette.

Mais ce matin-là, il fait beau et chaud. Le moral reste donc au zénith lorsque nous attaquons les derniers virages en lacet, aux alentours de 11h30. La descente sur l’autre versant est splendide, les loups sont bien cachés et le compteur s’emballe. De retour dans la vallée, un prêtre orthodoxe rencontré par hasard nous ouvre avec sa clé de 30 cm les portes de sa magnifique petite église datant de 1830. Tout est d’origine et superbement conservé. Nous arrivons en fin de soirée dans la petite ville de Dospat et bivouaquons sous les étoiles au bord de l’immense lac du même nom.

Dimanche 21. Les orages tonnent toute la nuit mais épargnent finalement notre rive. Le réveil se fait donc sous le soleil et s’enchaîne avec une petite ascension matinale non-programmée qui finit de nous mettre de bonne humeur pour la journée. C’est de toute façon un bon entraînement pour ce gros col prévu le lendemain qui commence tout doucement à pointer le bout de son nez sur la carte. Alors que l’après-midi avance doucement au rythme de nos coups de pédale, le ciel se couvre de nuages gris et les sous bois se tapissent de fraises des bois, ce fruit local qui se vend un peu partout aux abords de la route, en ravier ou en confiture. Les premières gouttes font leur apparition dans la descente vers Velingrad, rapidement suivie par des pluies torrentielles qui nous obligent à nous réfugier dans un abribus en ruine pour un rapide pique-nique devant ce spectacle désolant. Une grosse dizaine de kilomètres plus loin, la pause café, censée nous redonner du courage pour entamer une grosse après-midi sportive, est de nouveau prolongée contre notre volonté. Nous restons sagement à l’abri dans un café du centre ville pour regarder les trombes d’eau qui se déversent dans les rues. C’est seulement tard dans l’après-midi qu’une accalmie nous permet de reprendre la route pour quelques kilomètres, avant d’être de nouveau obligés de trouver un toit.

Bulgarie –
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Nous prenons le relais d’une famille bulgare venue fêter un anniversaire dans une cabane en bois non loin de la route et décidons d’y établir le campement pour la nuit. Avec le bois le moins humide trouvé aux alentours, nous allumons un feu assez grand pour faire brûler la moitié des affaires qui sèchent autour et pour y cuire deux magnifiques truites achetées plus tôt dans la journée.

Lundi 22. Réveil au milieu des averses. Dur pour le moral. La tente n’est pas encore démontée que nous sommes déjà trempés. Mais il faut lever le camp. Aujourd’hui est un grand jour. Nous attaquons LE col du voyage. Le dernier qui nous sépare encore de Sofia mais le plus dur à gravir. Aucune information d’altitudes sur la carte mais la route traverse de part en part l’énorme massif du Rila, le plus grand et le plus haut parc national bulgare. Vers 10h30, une première salve nous oblige à nous réfugier autour d’un café dans le petit village de Jundola. Entre deux nuages noirs, nous perdons toute l’altitude accumulée depuis le départ pour redescendre à 800m, juste au pied du col. Mais nous n’avons pas beaucoup de temps pour faire du tourisme. Devant nous, des gros nuages noirs annoncent la suite des festivités. L’énorme masse qui se profile alors dans le ciel nous convainc assez rapidement de faire un petit détour jusqu’à la ville de Jakuroda pour laisser passer l’orage autour d’une pizza. Il pleut encore un peu quand nous quittons le restaurant mais on s’oblige à reprendre la route pour éviter de devoir dormir en haut du col. Il est 15h30. Nous espérons être de l’autre coté pour la nuit.

Trois heures plus tard, nous arrivons à l’entrée du parc. Nous avons alors parcouru 17 km et l’altimètre frôle les 2000 m. Mais la belle surface macadamisé nettement dessinée sur ma carte bulgare se transforme en un monstrueux chemin de montagne, qui continue à monter vers le Nord. Pas très sûrs de nous, nous continuons alors à monter, en espérant que le refuge prévu quelques kilomètres plus loin sera ouvert à cette période de l’année.

Une heure plus tard, alors que la fatigue commençait à ronger le moral de Sophie, nous arrivons en vue du refuge. Les aboiements d’un chien nous redonnent de l’espoir. Une nuit à cette altitude avec notre équipement d’été, ce serait du sport. En poussant la porte d’entrée, on se retrouve dans une confortable salle de séjour où ronronne un gros poêle à bois et où un groupe de randonneurs tchèques, bloqué depuis le début de l’après-midi par le mauvais temps, se réchauffe autour d’une bouteille de Raki. Le Bonheur. On fait sécher tout notre équipement, on cuisine nos pâtes sur notre petit réchaud et on s’endort crevés dans le dortoir commun. Demain ça descend.

Mardi 23. Branle-bas de combat très tôt dans le refuge. Il fait magnifique mais les nuages remontent à une vitesse folle depuis la vallée. Il faut se dépêcher. Rapide déjeûner à la fraise des bois et on quitte la vieille bâtisse. Une heure de grimpette supplémentaire pour atteindre le col. On y arrive en même temps que les Tchèques à pied qui peuvent se permettre de couper les tournants. Le ciel est tout bleu. C’est magnifique. 2450 mètres au dessus du niveau de le mer. Ici commence la longue descente jusque Sofia. Nous décidons de passer outre les conseils du gardien du refuge et entamons la descente malgré le panneau « Eitritt absolut verboten » qui en interdit l’accès.

Bulgarie –
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Le lac situé en contrebas est un réservoir d’eau potable pour la ville de Sofia et un poste de police situé plus loin dans la vallée en contrôle l’accès. Comme nous arrivons depuis le flanc de montagne qui le surplombe, nous espérons être bloqués seulement en bas, et renvoyés vers Sofia. On nous a bien montré un itinéraire bis la veille sur les cartes tchèques mais celui là nous prendrait deux ou trois jours supplémentaires sur des chemins de montagne. Nous n’avons pas ce temps. Alors on entame la descente. 10 km de sentier, au milieu des sapins et des plaques de neige. C’est splendide mais difficile techniquement. Et ça use. Les chutes s’enchaînent.

Le policier qui nous arrête plus bas n’a pas l’air bien méchant. Il ne comprend pas très bien d’où l’on vient, ne parle pas un mot d’anglais et se limite donc à prendre nos identité et à nous faire signer un papier qui ressemble fort à une contravention. On s’en tire donc pas trop mal. On retrouve avec beaucoup de bonheur l’asphalte qui redescend vers les plaines. Quelques pauses café et de nombreuses averses plus tard, nous entrons trempés jusqu’aux os dans les faubourgs de Sofia. Sous la pluie ,cette ville qui n’avait pas les faveurs des quelques touristes rencontrés en route, nous paraît néanmoins fort sympathique. Nous faisons confiance à un gars rencontré en rue qui nous emmène chez des amis à lui qui tiennent un petit hôtel jumelé avec des salles d’expositions artistiques et un bar dans les caves. Ce soir il y a un vernissage. Il y a plein de monde. L’ambiance est cool.

Mercredi 24, la pluie est toujours là. La visite de la ville est remplacée par un tour des bars. Le ciel est déprimant. Le moral n’est réchauffé que par les cafés et chocolats chauds que nous enchaînons. C’est décidé, l’an prochain on ira au Club Med…

Depuis Sofia, j’ai rejoint Nico et JF à Sarajevo pour terminer à trois le sprint de plus de 130 km par jour (toujours sous la pluie) afin d’atteindre les plages de Croatie à temps. Nous avons rendez-vous avec des amis pour rouler avec eux vers la Slovénie. Là, des étape de 70 km sont prévues, agrémentées de journées de plage, rando, course d’orientation et escalade… Un programme d’été quoi !

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49 photos bulgares



Résultats du concours asiatique

22 06 2009

[update] La Première, Cocktail Curieux, 25.06.09

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Alors que Julien gambade en Bulgarie avec Sophie pour rejoindre Sofia dans quelques jours, Nico et JF traversent les Balkans avec une moyenne d’un pays par jour. Sortis de Turquie pour traverser la Grèce où nous aurons besoin de trois journées d’intenses recherches pour trouver de la moussaka, nous avons fini par déguster LE plat national et sommes rentrés en Bulgarie l’esprit tranquille et le ventre plein.

38 kilomètres seulement chez les Bulgares, 1 ville, 1 repas, 1 bière, 1 jolie route de campagne et nous voilà déjà en Macédoine.

Les gens d’ici ont très bien choisi le nom de leur pays… La Macédoine regorge d’arbres fruitiers et nous ne savons parfois pas nous décider entre les vitamines du côté droit ou gauche de la route, les abricots ou les pêches, les nectarines ou les cerises, les fraises ou les tomates…

La roule file vite sous nos pneus, et alors que ce cap était prévu pour notre retour en Belgique après un an de voyage, nous franchissons la barre des 20 000 kilomètres en passant sous un pommier macédonien aux fruits pas encore mûrs. Nous fêterons cela dignement avec une « pivo » locale à Skopje, la capitale.

Nous continuons maintenant notre route vers Sarajevo où nous retrouverons Julien. Pour y arriver, quatre pays à traverser : Kosovo, Monténégro, Serbie et Bosnie-Herzégovine… Tout un programme !

Et maintenant les résultats du concours.

Nous avons perdu ou nous sommes fait voler les objets suivants :

Cartes SIM : 7 (JF)
Couteaux : 5 (4 Jul, 1 JF)
T-shirts : 5 (3 JF, 2 Jul)
Chapeaux/Casquettes : 3 (2 JF, 1 Nico)
Bonnets : 3 ( 2 Jul, 1 Nico)
Lunettes : 3 (2 JF, 1 Jul)
Phares arrière : 3 (2 Jul, 1 Nico)
Chaussures (paires) : 2 (Jul)
Carnets de notes : 2 (Jul)
Klaxon : 2 (1 JF, 1 Nico)
Écouteurs : 2 (Jul)
Gants (paires) : 2 (1 Jul, 1 Nico)
Boules Quiès : 2 (2 Nico)
Caméra vidéo : 2 (1 Jul, 1 JF)
Bijoux : 2 (Jul)
Capuchon d’objectif : 2 (Jul)
Veste : 1 (Nico)
Pantalons : 1 (Jul)
Livres : 1
Essuies : 1 (Jul)
Matelas : 1 (JF)
Rasoir : 1 (JF)
Crème solaire : 1 (Jul)
Carte internationale de vaccination: 1 (Jul)
Puce de carte d’identité de Nico : 1 (Jul)
GSM : 1 (JF)

Bravo à Séverine et Yannick qui avaient misés sur les couteaux et qui remportent de fraîches sucreries turques ramenées en express à Bruxelles par Béné (si elle a résisté à les ouvrir dans l’avion). Merci à tous les autres pour avoir participé, et, contrairement à ce que certains ont pu insinuer, nous n’avons perdu ni le nord ni la boule en neuf mois de voyage !

Turquie –
Turquie –


5000 derniers KM

29 04 2009

Le départ du BiKeWorldTour au parc du Cinquantenaire, Bruxelles

Alors que nous finissons d’en découdre avec notre 8e mois de voyage, nous entrons dans les 5000 derniers kilomètres de notre périple. Pour aider le compteur des dons à rejoindre celui des kilomètres, nous proposons cette nouvelle formule de parrainage, « 5000 derniers KM ».

Cette dernière ligne droite nous verra passer par l’Iran, la Turquie, la Grèce, la Macédoine, l’Albanie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Slovénie, l’Italie, la France, l’Allemagne pour aboutir vers la mi-août en Belgique, notre point de départ.

La formule est simple : 5000 km, 50 € soit 0,01 € / km *. Ce montant sera, comme tous les dons précédents, entièrement versé à MSF.

Pour parrainer le BikeWorldTour de cette façon, cliquez ici.

Et si vous, lecteur régulier, avez déjà contribué à notre action, n’hésitez pas à la faire connaitre en diffusant l’adresse du site autour de vous.

“Les Médecins Sans Frontières apportent leurs secours aux populations en détresse, aux victimes de catastrophes d’origine naturelle ou humaine, de situation de belligérance, sans aucune discrimination de race, de religion, de philosophie ou de politique.”

Voici, en quelques mots ce à quoi peut servir votre don :

bwt_msf_accouchement

- soigner une personne atteinte de tuberculose : 10 euros
- traiter un patient du choléra : 22 euros (un kit pré-conditionné contenant tout le matériel médical et logistique nécessaire pour soigner 625 malades coûte 13.553 euros, soit 22 euros par patient).
- le vaccin contre la rougeole : 0,23 euros -> 23 euros pour 100 vaccins.
- sauver de la malnutrition : 33 euros (la nourriture thérapeutique est conditionnée en sachets qui coûtent 0,26 euros.  Selon la gravité de son état, un enfant devra en consommer 3 par jour pendant 3 à 6 semaines, soit un maximum de 126 sachets pour un coût total de 33 euros).
- le suivi d’un accouchement difficile : 40 euros (assistance médicale adéquate pour un accouchement difficile : utilisation d’une ventouse, traitement des hémorragies post-partum, journées d’hospitalisation)
- 15 consultations pré et post-natales : 60 euros
- soigner la malaria : 0,77 euros (2 comprimés par jour pendant 3 jours pour un adulte) -> 77 euros pour 100 patients.
- fournir des antirétroviraux à un malade du Sida : 100 euros par an.
- la prise en charge d’une césarienne : 180 euros
- kit médical d’urgence : 400 euros (kit médical permettant de soigner 1.000 personnes durant 3 mois)
- kit choléra pour 625 patients : 13.553 euros.

Nous vous rappelons également que les formules de parrainage suivantes sont encore disponibles :

- Freaky Country : le parrainage de chaque pays au prix de € 0,01/km.

- Mollets en Feu : un nombre “rond” de kilomètres : 1000, 2500 ou 5000 km (10, 25, ou 50 €)

Merci à tous pour votre soutien !

* MSF vous remettra une attestation pour déduction fiscale.